‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 44 sur 239 · Voyez la lettre as, p. 58 et note · texte numérisé non relu

Voyez la lettre as, p. 58 et note

11. Voyez sur Miossens la lettre a a, p. 56, note 4. Montglat dit (tome II, p. 342 et 343) que Miossens a eut ses lettres de maréchal de France, a condition qu'il les tiendroit secrètes pour quelque temps, de peur que cet exemple ne donnât envie a d'autres de le menacer (le Cardinal) pour parvenir à des dignités, d U ajoute, un peu plus loin (p. 365), qu^on en usa de même avec Palluau, qui fut récompensé de la prise de Montrond par le maréchalat,

MM. de la Vîeuville, Roquelaure et de Créquî*' le bre- "J^ vet de ducs et pairs.

Il est encore incertain quel effet produira cet éloi- ' gnement jusques à ce que ce soit hors du Royaume^ et après on croit que Mgrs les Princes demanderont, conjointement avec le Parlement et Paris, que les choses soient rétablies en Tétat où elles étoient avant la guerre ; et puis il ne dépendra que de la cour de nous donner la paix, dont on doute fort. On s'est assemblé hier sur ce sujet*'; M. de Nesmond^* fit une fort longue harangue, tendante à rememer le Roi ; mais il ne fut pas suivi, mais arrêté qu'il scroit attendu que le Cardinal fut hors du Royaume. On vient de dire que M. de la Boulaye*' venoit d'arriver de Flandres et qu'il

mais sons condition a de n*eii point parler jusqu'à ce que le Cardinal le lui eût permis, selon la mode du temps, dans lequel on ne faisoit des grâces qu'en secret. »

la. Charles, marquis, puis duc de la Yieu ville {de la V'uviUe^ dans^ Foriginal), dont il a été question dans les Uémoires (y oyez notamment p. 299, note 6), et qui mourut en janTÎer i653. — Gaston-Jean-Baptiste, marquis de Roquelaure (vojez au tome II • Y Apologie de M, le prince de Mareillac^-p. 449i i^ote 3). — Charles de Crëquj, III« du nom, lieutenant général (i65i), puis duc et pair (i653), ambassadeur à Rome (1669), mort en 1687, âgé de soixantetreize ans. C'est le frère du cëlèhre maréchal de Créquy.

i3. Voyez les Mémoires de Retz, tome lY, p. 3o9.

i4* Sur Nesmond, président au Parlement, voyez les Mémoires, p. 953, note 5, et ceux de Conrart, p. 971-977.

x5. SuriaBonlaye,Toyez les Mémoires, p. i53 et notes 4 et 5. On lit dans les Mémoires de Poictou, 1697 (^*^'* '^^ ^* ^* "9* A'''^ Colhert V*,no 978, Manuscrits de la Bibliothèque nationale) : « Le marquis de la Boulaye, chef du nom d'Eschalard..., a bien trente mille livres de rentes en fonds de terre en Poitou. Il est catholique et un des plus intéressés et échauffés au dessèchement des marais de Poitou. Il a épousé la fille du feu sieur duc de Bouillon la Mark, qui a été seule cause qu'il a pris le méchant parti pendant les premiers troubles. De ce mariage il a deux fils : Tainé, adopté par ledit feu sieur de Bouillon,, qui lui a fait porter le nom de

LiL RocHBffoucàmjD. m, I 5

,55jj poitoit parole à Mgrs les Princes de la part du due de Lorraine" pour leur offrir mille chevaux et sept mille hommes de pied. Je ne crois pas qu'on s'y voulût fier. Le président de BailleuP*' mourut avant-hier en cette ville, où on ne continue point à demander de Targent, jusques à ce qu'on voie quelle posture prendront les affaires".

Je " vous ai toujours fait écrire les nouvelles. Je reçois fort bien toutes vos lettres, que Mgr de la Rochefoucauld voit toutes soigneusement. Il vous prie de continuer'* à nous mander des nouvelles de vos cours ' * . Il me semble que d'aujourd'hui les choses prennent assez le train de faire la paix, c'est-à-dire de désarmer. L'on s'assemble demain au Parlement, pour, je pense, résoudre d'envoyer à la cour demander que l'on ne decomte de la Mark, a ëpoasë une Sayeuse, de laquelle il a eu de grands biens ; mais ils sont présentement séparés. Le second est appelé cheyalier de la Boulaje. »

i6. Charles III (ou IV), qui avait été dépossédé de son duché par Louis XIIL {Mémoires, p. 894, note 4), et dont il a déjà été question dans la lettre 33, p. 56.

17. Nicolas le Bailleul, président à mortier, qui avait été successivement ambassadeur, prévôt des marchands, et surintendant des finances. Voyez au tome III des Mémoires de Retz (p. 85 et note 4) et au tome V (p. 30 et note 6), où il faut, dans les deux notes, changer la date de la mort : 1 653, en x 65 s.

18. On ne payait les taxes que fort à contre-cœur. « Le trafic cessoit parmi les marchands, dit Montglat (tome II, p. 365); les terres de la campagne étoient pillées, et le bourgeois n^osoit sortir, les fêtes, pour aller voir sa petite maison des champs, sans courir fortune d^étre dépouillé. »

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