Ce qui suit est de la main de Gourville
30. Avant continuer, deux mots biffés, dont le premier, ce semble, est lui,
31. Le mot est satirique; c'est qu^il y avait en effet une double cour à ^Bordeaux, ceUe de Mme de Longueville, et celle du prince de Conty, dont était Lenet. Voyez p. 75, la fin de la note 8 de la lettre 36, et p. 97, la noie 3 de la lettre 34.
mande, après Féloignemeiit, autre chose, si ce n'est que ' les choses soient remises au même état qu'elles étoient et la déclaration contre le Cardinal'*. Je ne crois pas que la cour accorde ce dernier. Il faudra voir avec le temps ce que Ton devra accepter '' ; pour moi, je sais tout à fait d'avis que nous devons souhaiter une paix, et qui] n'y en a point qui ne soit avantageuse'^. Le Girdinal sera toujours hors du Royaume, il voudra revenir, et il faudra toujoivs parler à Monsieur le Prince. Pour ne vous en pas mentir, je me suis fort tommeiité qu'il seroit aussi bon d'être assuré dès à cette heure" de ces affaires que d'attendre davantage. Présentement toutes les négociations sont à bas, mais je ne vois paa que les uns ni les autres se puissent passer ** sans re« nouer. L'Âlbret''' est un obstacle assez grand; Ton le
S3. Retz mentionne ainsi (tome IV, p. 3o3 et 3o4) cette lëance du %% aoât : a Monsieur et Monsieur le Prince firent diiclara- Xioa au Pariement, à la chambre des Comptes et à la oour des Aides que, vu Vékoigaemeùi d» cardinal Maiarin, ils étoient prêta de poser les annes, pourvu qu'il plût à Sa Majesté de donner une anmistie, etc. »
s3. Derant aeeeptêr^ il 7 a accorder, biffé.
14. « Tout le monde yeut la paix, » éeriTait dès le mois de juin le président Viole à Lenet {Manuscrits de Lenet^ tome VI, loi. 171)9 et il ajoutait {ièîdem, fol. 189) : « Chacun accuse son compaj^on de faire des négociations secrètes, n
s5. n y a asieure dans le manuscrit. On trouTe dans les écrits de ce temps et surtout de Tépoque antérieure, notamment chez Biaise de Monluc, chez Henri IV^ etc., de fréquents exemples de l*orthographe<i«/enr0, asture, par laquelle cette locution conti^acrée, encore en usage aujourd'hui parmi le peuple, derient un adrerbe composé, d'origine méconnue.
a6. Se passer ayait jadis, entre autres sens, celui de se contenter. De là ce tour que nous rencontrons ici : « puissent se contenter sans renouer, s'abstenir de renouer, puissent ne pas renouer. »
37. Le duché d'Albret^ qu'on ayait promis au duc de Bouillon c pour faire une partie de la récompense de Sedan, » dit la Rochefoucauld, dans ses Mémoires, p. 386; voyez aussi ibidejn, p. 3g/i et
sa LETTRES.
""^ veut pour*' M. de Bouillon, comme il avoit été promis au père*'. Ce qui regarde Didon [Condé) est toujours compris dans tout'^; car Ton a toujours travaillé sur le premier pied, et cela fut accordé d'abord. Pluton {Jarzé) ** est parti il y a deux jours, pour aller prendre, s'il le peut, Âgramate [le Cardinal), Il ne le manquera pas par la force de la garnison; mais ce que je vois de difficile, c'est qu'il est allé prendre des troupes du duc de Lorraine, c'est-à-dire de celles qui sont avec lui; je ne ox^is pas qu'il y ait'* dans cette place deux cents hommes. Jamais Florestant {Rocfiefoucauld) n*a été si bien avec Astropol {Son AUes$e)\ je pense qu'il ne se peut rien de mieux. Je vous donne le bonsoir, et vous assiH^, Monsieur, que vous n'avez pas un serviteur plus acquis que moi, ni qui vous honore avec tant de, passion".
note 5. La promesse fut en effet tenue en x659. Nous lison», à cette aon^e, dans VArt de vérifier les date* (édition de 1818, in-8°, tome IX« p. 376) : Louis XIV donna a le duché d^Albret et ses dépendances au duc de BouilLon, en échange des principautés de Sedan et de Uaucourt. »
a8. En interligne feu^ biffé; à la suite le manuscrit porte Mrs,
ag. Frédéric-Maurice de la Tour d'Auvergne, mort peu de jours auparavant, le 9 août. Voyez p. 54i lettre ai, note 17. Son fîls, Godefroy-Maurice, duc de Bouillon et d^AIbret, épousa, en j66a, Marie- Anne Mancini, une des nièces de Mazarin.
3o. C*est-à*dire dans tous les projets d^accommodement.
3i. Voyez p. 53, lettre ai, note 6.
3a. Dans le manuscrit, aye,
33. Dans une lettre, également du ai août, adressée par le chansonnier et libelliste Marigny à Lenet (tome VIII, fol. 146*148), on lit le curieux passage que voici : a M. de BeauFort traita M. de Broussel, prévôt des marchands, les nouveaux échevins.... On y but fort à la santé du Roi et de toute la maison royale; on y chanta; enfin on s^y divertit fort agréablement. Après cela, j*allai voir Son Altesse Royale (Monsieur)^ qui me fit Thonneur de me penser faire bouillir la cervelle au soleil, et il fallut lire sur le départ du Ftlain et chanter; et, afin que vous en ayez votre part.