‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 60 sur 239 · Yojez les Mémoires de Mademoiselle , tome 11} p. i · texte numérisé non relu

Yojez les Mémoires de Mademoiselle , tome 11} p. i

11. Sur Alphonse Ferez de Vivero, comte de Fuensaldagne, gouverneur des Pays-Bas espagnols, voyez les Mémoires de Retz, tome II, p. 63, note 5. D'après une lettre de Marigny à Lenet (tome VIII des Memuscrits de Lenet, fol. 34 ^^ suivants), Fuensaldagne, pour obliger le duc de Lorraine à marcher, avait été contraint a de faire mettre ses troupes en bataille » et de le menacer d^employer la force ouverte.

xs. C'était le capitaine des gardes du duc de la Rochefoucauld. Voyez les Mémoires (p. 4ii ^^ aoKe 9), où l'on a imprimé, par erreur, au bout de soixantC'^ix jourt. Devant blessure est biffé un m; on avait voulu sans doute écrire maladie.

LETTRES. as

de trêve il passera pour venir joindre ce qu*a ici Mon» sieur le Prince. Je ne sais pas encore ce qu'il fera en* suite ; pour moi, je crois qu'il sera aisé à MonaieiH* lé Prince de traiter avec lui^ car présentement il est tout à fait de l'intérêt d'Espagne de fortifier ce parti. Ils n'ont plus sujet de craindre que cela fasse sortir le Cardinal. Cette affiiire a toute la mine de s'engager de façon que la sortie du Mazarin n'aura servi qu'à éterniser la guerre en France ; et je suis trompé, ou il y a des gens qui ne tendent qu'à cela. Ceux qui ont blâmé la négociation sont contents, car je ne pense pas qu'il y en ait ^' aucune ; je ne vous en mens point, j'en voudrois bien une qui nous donnât la paix. Je ne daigne pas vous assurer que Diane {la Roche foucauld) fera son devoir; je pense que vous en êtes bien persuadé; mais vous le devez être, plus que de toute chose, que personne ne vous honore si parfaitement que moi.

J'ai encore le paquet de Langlade^* ; il est allé trouver le Cardinal il y a sept ou huit jours. L'on vient de me donner, dans ce moment, votre lettre du 29; je n'ai pas le temps de la lire. Vous jugerez bien que, quoique nous ne demandions qu'une amnistie, nous sommes bien tissures qu'on ne l'accordera pas, à cause du parlement de Pontoise, qui Fa déjà vérifiée ^'. Avec tout cela, la conduite de la cour est si bonne, que si Monsieur le Prince faisoit un traité avec le duc de Lorraine, comme il le pourroit, l'on pousseroit la cour, et quoi qu'ils voulussent *', après que nous serions maîtres de la campagne. Monsieur le Prince ne feroit la paix que quand il vou-

i3. Dans Poriginal, aye, 14. Voyez lettre la, p. 60 et note i5.

i5. Vérifié^ sans accord, dans le manuscrit. — La yërification fut faite le 36 août : royez les Mémoires de AetZy tome IV, p. 3o6. 16. Dans Toriginal, veuieuuent

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^j^ droit, et, éloignant les troupes de Paris et ne lui demandant rien, je répondrois sur ma vie qu*ils^^ ne changeraient pas de parti, et je craindrois même qu^on n*attaquàt la Heine en sa personne, tant tout le monde est enragé contre elle de voir que Ton ne demande qu'une amnistie et qu'elle la refuse. Paris a été endiablé ces jours passés ; mais tout cela les a tout à fiiit remis avec Mgrs les Princes. Je vous supplie de vouloir bien veûs charger de faire part de vos nouvelles à Mlle de Fermelis^', et, quand je lui en écrirai, elle en fera de méme^*.

17. 7i!f, et, cinq lignes plus bas, les, par syllepse, les gens de Paris, les Parisiens : voyez p. 70 et 71, lettre a 5» notes 7 et iS. . t8. Gtande frondeuse, nottmée dans les MûnaruuuUs : voyez le dioim de C. Moreau, tome U, p. ao4 et p< 9i8.

19. Rapprochez de cette lettre de la Rochefoucauld ce curieux passage d'une autre lettre, en date du i*' septembre i653, adressée par Marignj k Lenet (tome IX, fol. 5 v*) : « Vous êtes bien heu-rattx de ee que vos afXaiïts vont bien en Guyeime ; je trouye les nôtres fort mal ici. Les compagnies souveraines sont lasses de U guerre, les bourgeois enragés contre les soldats, qui, sans mentir, font de grands désordres, et la patience des Parisiens est admirable. Hier« ee peu que nous avons de troiq>es venant se camper vers le lauboorg de $aijit->Marceau, quelques soldats étant entrés dans des jardins pour j piller des fruits et des citrouilles, les bourgeois du faubourg sonnèrent le tocsin, les chargèrent, et en tuèrent trente ou quarante. Dès le matin, ils avoient tué le timbalier du sente d'Olao^ et donné su» une partie de son bagage. Le désespoir du peuple ,ii*est pas moins i craindre que sa légèreté. Hier, Son Altesse Royale alla au Palais avec Monsieur le Prince, et porta la réponse que le Roi lui a^ envoyée sur la seconde instance qu'Elle avoît faite pour des passe-ports. Jamais la cour ne' fut plus ôère; c«r, après avoir renvoyé à Monsieur le Piinee sa lettre uns la lire, comme la lettre^ d'un criminel, le Roi traite dans sa réponse M. le 'duc d'Orléans d'Aiiomo da poeo, de simple et d'idiot, et Monsieur le Prince de scélérat. Enfin, guerra, guerra! Cependant, je ne vois pas comme nous la ferons, si le duc de Lorraine n'agit de bonne

« Apfès e« il 7 • fsUê^ biffe.

* La lettre^ en interligne ; un peu «pr«s, réponse larobarge le mot lettre.

3o. — A LBHET.

A Paris, ce 8 septembre i65a.

Il ne faut pas vous étonner si je ne reçois pas vos lettres si tôt que les autres, bien que vous les adressiez à M. Caillet^, parce que, ne me rencontrant pas à la réception du paquet, et ledit S*^ Caillet eliai^ d*autant d*affaires qu'il est, il ne me les envoie pas aussitôt. Il n*est pas présentement à Paris, ayant suivi Son Altesse, qui est à son armée', et cela est cause que je n*ai pas encore reçu celle que je crois que vous m'écriviez par le dernier ordinaire. On me mande que M. de Guise est arrivé avec une somme considérable*; mais je suis assuré qu'elle ne Test pas au point que vous le desirez et moi aussi, et que ces nouveaux amis ne sont pas si exacts à tenir leur parole, que je ne doute bien fort qu'ils satisfiissent, et fournissent tout ce qu'ils doivent. Tespère en apprendre quelque chose par les vôtres. Je vous dirai cependant que Monsieur le Prince est assez satisfait, quant à présent, de M. de Lorraine, qui lui a offert de faire tout ce qu'il desireroit, et qu'il étoit venu pour le servir; je ne sais pas si cette bonne volonté durera. Ils sont tous deux à l'armée, qui n'est séparée de celle des

foi. B Voyez encore une lettre de l'abbë Viole à Lenet, en date du 4 septembre i65i, même tome, fol. Si et 33.

Xj^nrBB 3o. — ManuserUs dé Lem*t^ tome DC, fol. 63 et 63, de la main du président Viole; au dot : c M. de la Roehefoucault. Ordinaire de nuit. » Caohett conserrës* En lôSa, le 9, jour tans doute du dëpart de la lettre, ëtait le second lundi de septembre.

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