A l'aBBÈ de THOU
Monsieur,
J'ai une extrême honte de vous donner de si foibles marques de la part que je prends en votre déplaisir, et ' de ce qu'étant obligé en tant de façons ^ à feu Monsieur votre frère, je^ ne peux vous témoigner que par des paroles la douleur que j'ai de sa perte, et la pas-
LsTrax 3. *- Rerue sur Tautographe conserrë k la Bibliothèque nationale, Collection du Puy, tome CMXV, fol. 181 et 181. En tdte est le parafe de notre auteur et, d'une autre main, cette mention : a M. le prince de Marcillac. » Cette lettre a dëjà été publiée par y. Cousin dans la Jetmeuë de Mme de LongueviUe (au chapitre it de la 8* édition, p. 399 et 3oo ; dans la première où elle ait paru, à savoir la S^^kV^ppendiee^ p. 470); elle ne porte point de date, mais on supplée aisément k cette omission ; elle figure, dans lerecueU que nous venons d'indiquer, parmi un grand nombre d'autres lettres de condoléance, adressées, en septembre et octobre 1642, au Biéme abbé de Thou, frère de François- Auguste de Thou (le fils aîné de Thistorien), décapité à Ljon, avec son ami Cinq-Mars, le xa septembre : voyez les Mémoires j p. 45 et note a. Nous indiquerons, par exemple, outre la lettre de Marie de Gonzague, du i*' octobre (fol. xo3), mentionnée par Y. Cousin (p. 399, note i), une lettre de M. de Liancourt, du 18 septembre (fol. 65), une de Pabbé de la Rochefoucauld, du 6 octobre (fol. 110 et lai), une du duc de Beaufort, du a3 octobre (fol. 146)9 une, sans date, du duc de Longueville (fol. 17a).
I. Jacques-Auguste de Thou, troisième fils de Thistorien, était alors abbé de Bonneval, comme on le voit par la suscription de plusieurs des lettres contenues au volume de la Collection du Puy mentionné dans la note précédente (entre autres, fol. za verso et fol. 5i verso). Il fut reçu conseiller au parlement de Paris le ao mars x643, devint président en la première chambre des Enquêtes, et, en 1657, ambassadeur en Hollande. Il mourut à Paris, en septembre 1677. Le second fils de Thistorien, Achille-Auguste, était mort en i635.
a. Texte de Cousin : a de tant de façons à Monsieur votre frère » ; un peu après, puis^ pour peux,
3. Devant y'f, on lit dans l'autographe les mots :y*«i (dans la ligne) et que (en interligne), biffés.
sien que je conserverai toute ma vie de servir ce qu*il a aimé. Cest un sentiment que je dois à sa mémoire et à Festime que je fais de votre personne. Je vous serai extrordinairement * obligé si vous me faites l'honneur de croire que j'aurai toujours beaucoup de respect pour Tune et pour l'autre ', et que je suis, Monsieur,
Votre très-humble et très^ffectionné serviteur,
Marcillac.
Suscription : Monsieur Monsieur Tabbé de Thou.