LIVRE SEPTIÈME
\«sine et la mer, à travers Tatmosphère de leui*s beaux et teiMires génies.
Je parlis pour ^aples vers les dernière jours de mare. Je \o\jij;t»ais en chaise de poste avec un négociant français qui a>aii cherché un compagnon de route pour alléger les frais (lu >(»}age. A quelque distance de Vellelri , nous rencontnunes ia loilui'e du courrier de Rome à Naples renversée sur l«»s bords du chemin et criblée de balles. Le courrier, un |M)>tiilon et deux chevaux avaient été tués. On venait d'emporter les hommes dans une masure voisine. Les dépêches ilirhirtH^s et les lambeaux de lettres flottaient au vent. Les tu i«;ands avaient repris la route des Abruzzes. Des détache- HMMils de cavalerie et d'infanterie française, dont les corps p{ai«»nt campés à TeiTacine, les poureuivaient parmi les néfliers. On entendait le feu des tirailleure, et on voyait sur tout le flanc de la montagne les petites fumées des coups de rusil. De distance en distance nous rencontrions des postes (le troupes françaises et napolitaines échelonnées sur la route. C'est ainsi qu'on enti*ait alore dans le royaume de Naples.
Ce brigandage avait un caractère politique. iMurat régnaiL Li*s Calabres résistaient encore; le roi Ferdinand, retiré en sirile, soutenait de ses subsides les chefs de guerrillas dans 1^ montagnes. Le fameux Fra Diavolo combattait à la tête de re!> bandes. Leurs exploits étaient des assassinats. Nous ne inm^âmes Tordre et la sécurité qu*aux environs de Naples.
J'j arrivai le 1" avril. J'y fus rejoint quelques joure plus lard |)ar un jeune homme de mon âge, avec qui je m'étais Im* au collège d'une amitié vraiment fraternelle. 11 s'appelait V)inon de Virieu. Sa vie et la mienne ont été tellement iip1h»s depuis son enfance jusqu'à sa mort, que nos deux «'xislences font comme partie Tune de l'autre, et que j'ai parié de lui presque partout où j'ai eu à parler de moi. . .
4ÎG CONFIDENCES.