POUR UNE LOTERIE DE CHARITÉ
Aux fleui-s que ma main fait éclore.
Chastes filles de mon pinceau, Penenches qui trompent Taui-ore, Lis blancs qui trompent le ruisseau ,
Je sais donner les mêmes charmes Que le printemps donne ci leui-s sœuj*s; La rosée y vei*se ses larmes, L'insecte vole à leui-s couleui-s.
Des trésoi*s dont la sé\e est pleine, Voyez, n'en manque-t-il aucun?
Hélas! le plus doux... leur haleine Dort immobile et sans parfum.
Mais si la charité les cueille Pour en payer le prix à Dieu , Si vous les vei-sez feuille à feuille Dans l'urne vide du siiint lieu ;
SUR UiN ALBUM
Oh! grâce à toi, page discrète»
Solitude offerte à mes vers.
Où pourrait chanter le poète Lassé des bruits de l'univers !
Ton blanc vélin qui les recueille.
Et qui les suspend dans leur vol , Sera pour eux ce qu'est la feuille Où se cache le rossignol.
Loin des regards, sa voix s'épanche Entre un crépuscule et la nuit; Mais si Ton écarte la branche. C'en est fait, le chantre s'enfuit I
11 va chanter sous d'autres voûtes Pour des ingrats et pour des sourds Ah! s'il savait que tu l'écoutés , C'est là qu'il chanterait toujours î