‹ Œuvres de LamartineChapitre 139 sur 145 · POUR UNE LOTERIE DE CHARITÉ · texte numérisé non relu

POUR UNE LOTERIE DE CHARITÉ

Aux fleui-s que ma main fait éclore.

Chastes filles de mon pinceau, Penenches qui trompent Taui-ore, Lis blancs qui trompent le ruisseau ,

Je sais donner les mêmes charmes Que le printemps donne ci leui-s sœuj*s; La rosée y vei*se ses larmes, L'insecte vole à leui-s couleui-s.

Des trésoi*s dont la sé\e est pleine, Voyez, n'en manque-t-il aucun?

Hélas! le plus doux... leur haleine Dort immobile et sans parfum.

Mais si la charité les cueille Pour en payer le prix à Dieu , Si vous les vei-sez feuille à feuille Dans l'urne vide du siiint lieu ;

SUR UiN ALBUM

Oh! grâce à toi, page discrète»

Solitude offerte à mes vers.

Où pourrait chanter le poète Lassé des bruits de l'univers !

Ton blanc vélin qui les recueille.

Et qui les suspend dans leur vol , Sera pour eux ce qu'est la feuille Où se cache le rossignol.

Loin des regards, sa voix s'épanche Entre un crépuscule et la nuit; Mais si Ton écarte la branche. C'en est fait, le chantre s'enfuit I

11 va chanter sous d'autres voûtes Pour des ingrats et pour des sourds Ah! s'il savait que tu l'écoutés , C'est là qu'il chanterait toujours î

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