‹ Œuvres de LamartineChapitre 38 sur 145 · LE CRI DE L'AME · texte numérisé non relu

LE CRI DE L'AME

Quand le souffle divin qui flotte sûr le monde S^arréte sur mon âme ouverte au moindre vent, • Et la bit tout à coup frissonner comme une onde Où le cygne s'abat dans un cercle mourant ;

Quand mon regard se plonge an rayonnant abtme Où luisent ces trésors du riche firmament « Ces peries de la nuit que son souffle ranime. Des sentiers du Seigneur innombrable ornement :

Quand d'un ciel de printemps Faun^re qui niis^^ll«'

Se brise et rejaillit en gerliN^ de clial^-ur.

Que chaque atome d*air n>ule v»u Hjne^lle«

Et que tout soos mes pas d^ient \ntuWt^ ou fl^rur:

Qoand^toot chante ou oMfP^llW. ou nfU^o-iW *fti t^fur/Utntt^.

Que dlmraortalilé loat ^i^tobie ^ tà^'urrir,

El qa^ riiomiiv^. H4«>aj de cH «ir qfi: moait^^

Croit qu^an joor si vîvaftl m^ y*fnm p4'#% m^fvnr

Que je roule en mon sein mille pensers sublimes. Et que mon faible esprit, ne pouvant les porter, S^arréte en frissonnant sur les derniers abtmes. Et, faute d'un appui, va s'y précipiter;

Quand , dans le ciel d'amour où mon âme est ravie , Je presse sur mon cœur un fantôme adoré. Et que je cherche en vain des paroles de vie Pour l'embraser du feu dont je suis dévoré;

Quand je sens qu'un soupir de mon âme oppressée Pourrait créer un monde en son brûlant essor. Que ma vie userait le temps, que ma pensée En remplissant le ciel déborderait encor :

Jéhovah ! Jéhovah ! ton nom seul me soulage , 11 est le seul écho qui réponde à mon cœur; Ou plutôt ces élans, ces transports sans langage. Sont encore un écho de ta propre grandeur.

Tu ne dors pas souvent dans mon sein, nom sublime ! Tu ne dors pas souvent sur mes lèvres de feu : Mais chaque impression t'y trouve et t'y ranime. Et le cri de mon âme est toujours toi , mon Dieu I

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