‹ Œuvres de LamartineChapitre 40 sur 145 · LE TROPHEE D'ARMES ORIENTALES · texte numérisé non relu

LE TROPHEE D'ARMES ORIENTALES

Sur le sable du iNil où gisaient ces armures.

Mon pied poudreux heurtait des ossements humains;

Le ?ent y modulait de sinistres murmures.

Le chacal déterrait des crânes et des mains.

Le bras s'est desséché, le sabre brille encore : Voyez comme avec for l'acier se mariant Dessine en clous d'azur, sur le fer qu'il décore , L'arabesque émaillé du splendide Orient î

Pourquoi vous étonner de ces rubans de moire , Des éclairs serpentant sur ces lames de feu ? Les héros d'autrefois se paraient pour la gloire; Le fer était leur joie, et le combat leur jeu.

Ce sont là les bijoux dont l'homme des batailles , Excitant du clairon son coursier hennissant , Avant de l'embrasser fête ses fiançailles Avec la l)elle mort qu'il cherche au lit de sang.

ÈPITRE A M. SAINTE-BEUVE

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