LE TROPHEE D'ARMES ORIENTALES
Sur le sable du iNil où gisaient ces armures.
Mon pied poudreux heurtait des ossements humains;
Le ?ent y modulait de sinistres murmures.
Le chacal déterrait des crânes et des mains.
Le bras s'est desséché, le sabre brille encore : Voyez comme avec for l'acier se mariant Dessine en clous d'azur, sur le fer qu'il décore , L'arabesque émaillé du splendide Orient î
Pourquoi vous étonner de ces rubans de moire , Des éclairs serpentant sur ces lames de feu ? Les héros d'autrefois se paraient pour la gloire; Le fer était leur joie, et le combat leur jeu.
Ce sont là les bijoux dont l'homme des batailles , Excitant du clairon son coursier hennissant , Avant de l'embrasser fête ses fiançailles Avec la l)elle mort qu'il cherche au lit de sang.
ÈPITRE A M. SAINTE-BEUVE
tn fttPO!ISE A DES VERS ADRESSAS PAR LCI A L^AUTEUR