LE CHŒUR
Nous sommes les lis des vallées :
ET RELIGIEUSES. î53
Les tièdes laines des brebis Par nous n'ont point été filées, Et la malD invisible a tissé nos habits !
DEUXIEME VOIX
Et nous, enfants, que peut notre reconnaissance? >os toits sont sans trésor, et notre âge impuissant : Nous n'avons que nos mains à lever en silence
Vers cette Providence
D'où vient la récompense ,
D'où le bienfait descend !
PREMIÈRE VOIX
El que pourraient de plus les rois et leur puissance?
Pour nos modestes bienfaiteurs h\n donc, élevez la voix de l'innocence : La prii»re s'épure en passant par vos cœurs.
DEUXIÈME VOIX
H^'un?ux l'homme pour qui la prière attendrie
S'élève des lèvres d'autrui I Il oblient, par la voix de l'orphelin qui prie, Plus qu'il n'a fait pour lui.
PREMlIlRE VOIX.
ï-a prière est le don sans tache et sans souillure
Que devant l'autel du Très-Haut L'homme doit présenter dans une argile pure
Et dans des vases sans défaut, r^mment offrir ce don dans ce métal profane
Que sa sainteté nous défend?
I)u cristal ou de l'or que notre encens émane, Lp »ase le plus pur est le cœur d'un enfant.
DEUXIEME VOIX
y* >œu souvent perdu de nos cœurs s'évapore; Mais ce vœu de nos cœurs, par d'autres présenté, ï^i comme un faible son dans un temple sonore ,
Qui, d'échos en échos croissant et répété. S'élève et retentit jusqu'à l'éternité.
PREMIÈRE VOIX
Prions donc ! élevons la voix de l'innocence ; La prière s'épure en passant par nos cœurs. Les anges porteront à la Toute-Puissance Nos bénédictions et l'encens de nos pleurs! Prions donc ! élevons la voix de l'innocence : La prièi*e s'épure en passant par nos cœurs.