‹ Œuvres de Le Sage (volume 2)Chapitre 212 sur 236 · CHAPITRE TXXLV · texte numérisé non relu

CHAPITRE TXXLV

de grand écuyer, augmenta son domestique de plusieurs officiers, quoiqu il en eut un assez grand nombre, et n épargna rien pour faire à la cour une figure convenable a son rang. Pour don Juan de Salzedo et moi, nous le priâmes de nous permettre de le quitter pour nous établir en particulier à Madrid, ayant, grâces à ses bienfaits, assez de bien pour y vivre honorablement; mais ce seigneur rejetant notre prière : Mes amis, nous dit-d, ne nous séparons point. Je me suis fait une trop douce habitude d etre avec vous pour pouvoir consentir à notre séparation. Ne m’abandonnez pas. Daignez tous deux vous mêler de mes affaires, je vous en conjme. Que I un se charge d administrer mes revenus, et ipie l’autre soit mon secrétaire.

11 n y eut pas moyen de nous en défendre. Nous nous rendîmes à ses instances. Mon beau-père devint son intendant, et moi le secrétaire de ses commandements. Riche comme je 1 éiois, je me serois fort bien passé de ce secrétariat; mais je l’acceptai par complaisance pour Salzedo, lequel, étant trop attaché «à ce seigneur pour lui refuser ce qu’il lui demandoit, étoit bien aise en même temps d'avoir auprès de lui sa fille et son gendre.

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