CHAPITRE xir
s’accomplisse, qu’ils ne s’en prennent qu'à eux-mêmes. Poiir(|tioi souffrent-ils auprès de l’héritier de la couronne un courtisan fin et délié, qui s'empare à leurs veux du timon de la monarchie?
Quand le duc d’Ossone n’eut plus rien à me demander, ni moi rien à lui dire, d me livra ses dépêches, en me disant : Aile/ vous reposer, et demain retournez en Espagne; mais avant votre départ voyez mon trésorier, je lui ai donné des ordres qui vous regardent. Jecommençai par là le jour suivant. Je vis le trésorier, qui me mit entre les mains, de la part de son exeellance, une lettre de change de trois mille éeus, tirée sur un fameux banquier de Madrid, et payable à vue. Outre ce présent , j'en reçus un autre que m’envoya la vice-reine par un de ses écuyers : c'étoit une chaîne d'or admirablement bien travaillée, et qui valoit tout au moins deux cents pistoles. Je partis de Naples avec toutes ces richesses, et repris le chemin de Madrid, où j'eus le bonheur d’arriver sans avoir fait aucune mauvaise rencontre.