‹ Œuvres de Le Sage (volume 4)Chapitre 144 sur 191 · PREMIÈRE PARTIE. -'-il · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. -'-il

suivit le sentiment de la marquise; et, tandis que le jeu dura, le pasteur ne cessa d’ouvrir des lettres, et de les parcourir des yeux. Il en rebuta un grand nombre, comme trop triviales. Il n’en conserva qu une vingtaine, parmi lesquelles il se trouva un paquet qui contenoit une Nouvelle espagnole. Ce que les dames n’eurent pas sitôt appris, qu’elles en témoignèrent beaucoup de joie, disant qu’elles aimoienl à la folie ces sortes tic nouvelles. La marquise et la comtesse auroient volontiers sur-le-champ quitté le jeu pour les entendre lire; mais, comme il étoit heure de souper, on remit la lecture de la Nouvelle et des lettres, à l’après-dînée du jour suivant.

Le lendemain donc, la même compagnie s’étant rassemblée au château, dîna très joyeusement. Après quoi le lecteur, se disposant à faire son office, dit : Te crois que ce seroit mal répondre à l’impatience de ces dames, que de ne pas commencer par la Nouvelle espagnole. En même temps il prit un paquet qui contenoit environ cent pages nouvellement imprimées, avec une petite lettre (pii leur servoit d’avant-propos.

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