MARI A N N F
Accordez-nous sa vie, monsieur le colonel.
CRISPIN
Point de quartier?
M. TROUSSE-GALANT
Laissez-vous fléchir.
FROSINE
Nous vous en conjurons tous.
CRISPIN
Qu on ne me rompe plus la tête. Gardes, qu’on le saisisse.
ja LA TONTINE.
M. TROUSSE-GALANT
(bas ) Je vois l)icn qu’il en faut venir au fait avec ces
gens-cî . (haut.) Ecoutez, monsieur le colonel, je vais
vous compter une centaine de pistoles ou environ, e> qu’il n’en soit plus parlé.
CRIS PIN
Je suis un homme incorruptible.
Quoi! Monsieur, vous pouvez résister à l’éclat de l’or et d’une belle solliciteuse?
CRISPIN
Comment, si je puis résister! Me prenez-vous pour un homme de robe?
F ROSINE
M. T rousse-Galant a mis dix mille francs à la tontine sur la tête de ce gareon-là.
M. TROUSSE-GALANT
Oui. Voilà pourquoi nous nous intéressons pour lui.
CRISPIN
Je n’v saurois que faire.
F RO SI NE
Si vous voulez lui ôter la vie, faites-nous donc périr avec lui.
CRISPIN
Eh bien, soit ! qu’on les fasse tous passer par les armes.
F ROSINE
Attendez, monsieur le colonel , il me vient dans l'esprit un moyen d’accommoder les choses.
CRISPIN
Quel moven ?
F RO S l l\ F.
Epousez ma maîtresse.