LU CI I,E
Hé bien, Gléantc, le mariage de votre père est-il arreté pour demain ? Etes-vous coulent ?
L OLIVE
Très content, extrêmement content.
lu ci LE.
Jl n'y a donc plus d'espérance pour Eraste ?
LOLIVE.
Il n'y en a pas même pour M. Cléante.
Quel plaisir!
LOLIV E.
Quelle volupté!
LU C ILE
Voilà une petite coquette bien attrapée.
CLÉANTE
Madame, Madame...
LUCILF..
Oui, Monsieur, une petite coquette. C’est elle assurément qui a séduit Eraste.
CLÉ A N TE
Ob! pour cela non. C'est lui plutôt qui a profité de mon absence pour gâter le plus beau naturel du monde.
Eli! non, vous dis-je, non. Eraste m’auroit uniquement aimée ; mais les manières affectées de votre Angélique...
LES AMANTS JALOUX
Dites, diles le cœur scélérat de votre Éraste.
A merveille des deux parts; continuez.
L U CI LE
Ne convenez - vous pas de l’inconstance de votre maîtresse ?
CLÉ ANTE
Ne m'avez -vous pas appris l’infidélité de votre amant ?
LUCILE
Ne la défendez donc pas.
C LÉ A N TE
Ne le soutenez donc point.
LUCILE
Moi, le soutenir! Ah ! je le déteste; je le méprise, je ne pense plus à lui.
CLÉ ANTE
Je vous imite. Je ne la défends pas; je la liais; je l’ai déjà oubliée.
LOUVE
Je vous admire l’un et l’autre; vous n’avez point la foiblessedes autres amants. Vous brisez courageusement vos fers. Quelle force d’esprit ! Mais, puisque vous êtes dégagés de vos liens , il vous reste un beau coup à faire.
LUCILE
Quoi ?
LO LIVE
Une chose agréable premièrement, et qui mettra la dernière main à votre vengeance.