GUZMAN D’ALFA II A G II F
un peu de viande cuite et un morceau de pain, que je mangeai en marchant toujours. Je ne m’arrêtai point ([lie je ne fusse hors de la ville; mais alors apercevant une taverne, j’entrai dedans pour boire un coup. J e vin, que je trouvai bon, ranima mon courage; de manière qu’après un petit repas je pris la route de Rome en m’occupant du gracieux accueil que mes parents m’avoient fait, et surtout de celui du vieillard. Je fis serment de ne jamais oublier la détestable nuit que ce vieux loup gris m’avoit procurée en me menant loger chez lui , et d’en tirer vengeance si la fortune m’en fournissoit l’occasion.