LIVRE IV, Cil A P. III
disant indiscrètement que je ne retou mois point a Rome, ou du moins de long-temps; ce qui lui faisant juger que j allois lui devenir inutile, et que, selon toutes les apparences, nous n'aurions plus de commerce ensemble, il 11e se soucia plus guère que je lusse content ou mécontent de lui. Il me demanda meme sans façon quand je me proposois de partir ; ]e lui répondis que ce seroit dès le lendemain. Il me répliqua froidement qu'il étoit fâché de mon départ, sans me faire aucune instance pour le différer. Enfin je erevois de dépit d'avoir obligé de bonne grâce un homme qui, bien éloigné de m’offrir sa bourse par reconnoissance, ou pour compenser ce qu'il m'avoit fait perdre, étoit assez ingrat pour compter tous les moments que je passois dans sa maison. Aussi la première chose que je lis le jour suivant fut de prendre congé de lui d’une manière qui lui marqua bien ce que je pensois de lui.