V RF. I, CH A P. IX
gagner un cabinet, où il espéroit vendre chèrement sa vie si l'on venoit l’y attaquer. Mais un honnne ([ui le suivoil <l(‘ près l'obligea île s’arrêter avant qu'il y arrivât , en lui disant : Seigneur don Jayiné, vous avez besoin de secours, recevez le mien, ( . est vous qu’on cherche. Acceptez sans retardement mes services, si vous ne voulez être assassine par une troupe de valets qui viendront bientôt fondre sur vous.
Le seigneur maure, aussi surpris de s’entendre nommer don Jayiné, que de rencontrer là un inconnu si obligeant, lui répondit : Je ne sais qui vous êtes, ni pourquoi vous vous intéressez à ce qui me regarde; mais qui que vous soyez, vous ne pouvez être qu’un cavalier très généreux. Je ne refuserai pas quelqu’une de vos armes, n’ayant qu'un poignard pour me défendre : c’est toute l’assistance que je puis recevoir de vous, sans abuser de votre bonne volonté. Je serois au désespoir qu’un si brave homme exposât sa vie pour moi. Aon, non, répliqua 1 inconnu; ne prétendez pas que je vous laisse périr sans vous prêter mon secours. J’ai deux bons pistolets, prenez-en un, et souffrez que je combatte à vos côtés; ou si vous souhaitez que je me retire, il faut que vous veniez avec moi. Je crois, dit Oz.min, que ce dernier parti seroit le plus sage : c’est laire un mauvais usage de la valeur que de l’employer contre la canaille. Mais comment sortir de ce jardin.’ j'en sais le moyen, répondit l’inconnu; vous n'avez qu'a me suivre.
Lu même temps ces deux cavaliers commencèrent à courir justement vers l'endroit où l’on avoit réparé le mur, contre lequel éloif dressée une bonne et longue