‹ Œuvres de Le SageChapitre 103 sur 262 · LIVRE IX, CHAP. A a · texte numérisé non relu

LIVRE IX, CHAP. A a

commodément , je m’assis sur une sellette qu’il y avoil là pour tout siège; et lui s étant mis sur le pied de son lit, il joua un air fort touchant , et chanta dessus des paroles qui expmnoient le désespoir oii la cruauté d une dame réduisoit un amant. Lorsqu’il les eut chantées, je lui dis en souriant : Seigneur chevalier, voilà des vers que vous ne serez jamais obligé d’employer dans vos galanteries. Vous n’êtes pas fait pour trouver des femmes cruelles. Vous avez trop bonne opinion de moi, me répondit-il. J'ai composé pour mon compte les vers que vous venez d'entendre, pour amollir un cœur que je croyois de diamant, pour attendrir une dame qui me traitoit avec une extrême rigueur, il faut que je vous fasse le récit de cette histoire; vous apprendre/ en même temps celle de mes malheurs.

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