‹ Œuvres de Le SageChapitre 112 sur 262 · livre rx, c ii a p. vi · texte numérisé non relu

livre rx, c ii a p. vi

un outrage plus sensible a un homme qui est noble et Castillan.

Don Caston cessa de parler en cet endroit. Après quoi, je lui dis pour le consoler : Seigneur chevalier, votre honneur ne peut recevoir aucune atteinte de cette disgrâce, qui tournera sans doute dans la suite à votre profit. Quand le duc de Lerine sera instruit de votre innocence, il 11e manquera pas de vous donner un emploi considérable pour rétablir la réputation d’un gentilhomme injustement accusé de trahison. 1

' On trouvera la fin de l’histoire de don Gaston et de dona Helena ci-après, livre xi, chapitre xm. Cette histoire intéressante est tirée d’une de ces nouvelles que l’on substitua aux romans en plusieurs volumes, sous le règne de Philippe n. Ce règne «peut être appelé le « siècle des meilleurs écrivains dans tous les genres ; on comptait «alors un très grand nombre de petits romans appelés nouvelles, « genre qui appartient en propre aux Espagnols, et dans lequel ils « surpassent tous les écrivains des autres nations.» Abrégé chronologique de l’Histoire d’Espagne. Le Sage a pu intercaler quelques-unes de ces nouvelles comme des épisodes qui varient le tissu du roman de Gil Blas; mats d les choisit, les abrège et les rédige à sa manière On peut lut appliquer ce vers deMarmontel :

Boileau copie; ou diroit qu’il invente

Gil Blas. n

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