CHAPITRE XII
De ce qui se passa au château de Loeches apres la mort du comte-duc , et du parti que prit Santillane.
Tentation de se faire moine , idée de malade. — Conseil de reprendre le chemin de Lirias.
Le ministre, ainsi qu’il l’a voit ordonné, fut inhumé sans pompe et sans éclat dans le monastère des religieuses, au bruit de nos lamentations. Après les funérailles, madame d’Olivarès nous fit lire le testament, dont tous les domestiques eurent sujet d’être satisfaits. Chacun avoit un legs proportionné à la place qu’il oecupoit, et le moindre legs étoit de deux mille écus : le mien étoit le plus considérable de tous; monseigneur me laissoit dix mille pistoles, pour marquer l’affection
1 II y a ici une erreur. Ce ne fut point à Loeches qu’Olivarès mourut. 11 avoit été relégué de Loeches à Toro ; mais Le Sage a suivi la version des anecdotes relatives à l’exil du ministre. C’est encore ici une preuve èju ’i 1 n’a point pris son livre d’un auteur castillan qui eût été mieux informé.