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PU et admirable, et pourtanl ordinaire, que fait sur nous l’accueil favorable des grands! Il faut qu ils nous reçoivent bien mal, quand ils nous déplaisent.
Après avoir pris son chocolat *, il s’amusa quelque temps à badiner avec un gros singe qu’il avoit auprès de lui, et qu il appeloit Cupidon. Je ne sais pourquoi on avoit donne le nom de ce dieu à cet animal, si ee n est a cause qu il en avoit toute la malice; car il ne lui ressembloit nullement d’ailleurs. Il ne laissoil pas, tel qu il etoit, de faire les délices de son maître, qui éloit si charmé, 4de ses gentillesses, qu’il le tenoit sans cesse dans ses bras. Nuiiez et moi, quoique peu divertis des gambades du singe, nous fîmes semblant d’en être enchantés. Cela plut fort au Sicilien, qui suspendit le plaisir qu’il prenoit à ce passe-temps, pour me dire : Mon ami , il ne tiendra qu’à vous d’être un de mes secrétaires. Si le parti vous convient, je vous donnerai deux cents pistoles tous les ans. Il suffit que don l’abricio vous présente et réponde de vous. Oui, seigneur, s’écria Nunez, je suis plus hardi que Platon qui n’osoit répondre d’un de ses amis qu’il envoyoità Denis-le-Tyran. ,1c ne crains pas de m’attirer des reproches.
Je remerciai par une révérence le poète des Asturies de sa hardiesse obligeante. Puis m’adressant au patron, je l’assurai de mon zèle et de ma fidélité. Ce seigneur ne vit pas plus tôt que sa proposition m’étoit agréable, qu’il fit appeler son intendant à qui il parla tout bas ;
1 I .c i liocolat est bien plai e , même à Epoque «le Gil lilas. Ce sont les Espagnols qui l’onl fait connoitre à l’Europe. Le cacao, qui sert île hase au chocolat, liit un îles fruits qu'ils remportèrent de la conquête du Mexique, en l'an r5ao.