DEVOIR DE VOIR
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A celle qui n'eft feulement à foy belle.
Si le Soleil ne peut toujiours reluire, Fuir ne faut pourtant tout ce qui luit, Car Ji au Ciel quelqu autre Jlamme duit. Sans le Soleil peut bien la clarté luire.
Mais quoy? /ans lui, las / on la veut réduire Au feul plaijir d'un AJîre radieus, Qui autre part d'e/clairer enuieus.
Par ce moyen peut à la clarté nuire.
Las ! quel Climat lui fera donq heureus. N'ayant faueur que par V AJîre amoureus. Ou viue meurt cette lueur première?
Si d'autre efpoir de fa propre vertu N'ejî par effet f on lujîre reuétu.
Sous tel Phebus s'ejîeindrafa lumière.
DEVOI R DE VOIR.
DEDIVERSPOETES. I15
Autre à elle mefme.
(^oyej, Amans, voyejjî la pitié
A mon Jecours or à tort ie redame :
Du haut, ou bas, rien n'eji, fors ma poure ame,
Qui n'ait goûté quelque fruit d'amitié.
Par quel deflin, las I toute autre moitié La mienne fuit? fuiuant l'ingrate trace De celle là, dont efperant la grâce.
Acquis ie n'ay que toute inimitié?
O douce Mort (à tous plus qu'à foy belle) A ta clarté ne fois ainji rebelle, Ains doucement la fais en toy mourir :
Si tu ne y eus par façon rigoureufe Sans aliment la rendre tenebreufe :
Car ia l'ejieint, qui la peut fecourir.
A D. Louïze, des Mufes ou première ou dizieme couronnante la troupe.
Nature ayant en fes Idées pris
Vntelfuget, qu'il furpajfoit f on mieus : De grâce elV ht pour l'illujîrer des Dieus Otroy entier du plus fupernel pris :
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Dont elle ■put l'Vr.iuers rendre efpris, Ouurant l'amas des injlu-^ bienheureus, Duquel le rare épuré par les Cieus Atire encor le bien né des e/prits.
Dieus qui foufre^ flamboyer tel Soleil A vous égal, à vous le plus pareil, Témoin le front de fa beauté première,
Permettre^ vous chofe fl excellente Patir l'horreur d'Atrope palijfante.
Ne la laijjant immortelle lumière?