SCÈNE II
La princesse 9 qui ne voit point Gomus^ croit
qœ le iNruttifui a frappe ses oreilles est cdû 4e quelques moissoBneurs grossiers qui célèbrent les fêtes licencieuses du dieu Pan , et des autres divinités qui président aux travaux des ehanqps. Elle est inquiète sur le sort de ses frères , qui se sont égarés comme eUe. Les ténèbres doat elle est enveloppée n'affaiblissent point son courage, et, ce qu'il j a de singulier , elle invoque la Foi , l'Espérance et la Chmriêé^ qui doivent être étonnées de fi* gni«r avec Ju^er, EuphrosîM et Cornus.
Ce jnélange peu naturel est un défaut qu'on doit uniquement attribuer à l'esprit du temps; la raison et le goût ne commençaient qu'à naître. Milton, dans un siècle plus éclairé , eût évité de pareilles inconve*» nances.
La princesse , qui n'a rien de mieux à fiaire, se met à chanter , dans l'espérance que ses frè* res entendront sa voix.