‹ Œuvres de M.A. JayChapitre 39 sur 48 · CHANSON · texte numérisé non relu

CHANSON

a Douce Écho, invisible habitante des airs, qui, près du Méandre, dont les bords sont

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toujooTs verts , et dont les ondes coulent dans la vallée tapissée de fleurs , vous plaisez à répéter les sons plaintifs de Philomèle , privée de l'objet de son amour ; 6 vous I la plus douce des nymphes , ne sauriez-vous m'apprendre ce qu'est devenu ce couple charmant , aussi beau que Narcisse ? Ah ! si vous l'avez attiré dans quelque grotte fleurie , dite^-moi où elle est, aimable souveraine des sons répétés, fiUe de la sphère. Ainsi puissiez-vous être transférée au ciel, et redire avec grâce les divines harmonies ! »

Cornus est charmé de la voix de la princesse. Il n'a jamais entendu rien de pareil ; et , dans un discours un peu amphigourique, il l'élève au-dessus de Circé , sa mère, et même des trois Sy rênes , lorsque, environnées de Naïades habillées de fleurs, elles ravissent les âmes par leurs chants, et les enlèvent dans l'Élysëe.

Il s'adresse à la princesse, et commence avec elle un long dialogue. £lle prend Comus pour un honnête villageois , lui raconte sa mésa-

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ventQTe y et eoaoeai à le suivre dans nmt cabane où il lai offre un asyle.

a, Bef ger , dil^le , je me vepoee sur votie parole. On trouve plus* souvent la vraie po* litesse sous d'humbles toits et des chevrons enfumés que dans les salons tapissés et dans la cour des princes , quoique ce soit chez eut qu'on ait commencé à la nommer , et qu'on affecte le plus de s'en parer. »

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