‹ uvres de M. J. Chénier (volume 4)Chapitre 112 sur 269 · ACTE I, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I

GRACCHUS

Arrête , et songe enfin que ce discours me blesse. Voudrais-tu des tyrans m'inspirer la faiblesse? On les voit adorer de coupables beautés; A leurs pieds chaque jour changeant de volontés , De leurs vœux inconstans échos toujours fidèles, N'entendre, ne penser, et n'agir que par elles; Tandis que sans pudeur, régnant par les désirs. Elles vendent l'état pour payer leurs plaisirs. Une ame citoyenne, un fils de Cornélie, Sait aimer son épouse et chérir la patrie : A ces deux sentimens je cède tour-à-tour ; Mais l'intérêt public marche avant mon amour.

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