‹ uvres de M. J. Chénier (volume 4)Chapitre 209 sur 269 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

FÉNÉLON, D'ELMANCE, clergé, peuple.

FENELON.

KjtES applaudissemens , ces transports d'allégresse. Ces pleurs que vous versez , ces marques de tendresse , Sans que je les mérite ont droit de m'émouvoir. D'un homme et d'un prélat j'ai rempli le devoir; Ce n'est pas moi, c'est Dieu qui sauve la victime; C'est lui qui m'envoya, lui qui m'ouvrit l'abîme; Dans la nuit du tombeau lui-même est descendu. Allez. C'est un beau jour : qu'il ne soit point perdu. Craignez ces passions qu'un long remords expie, L'ambition , l'orgueil , le fanatisme impie. Pères , de vos enfans ne forcez point les vœux : Le ciel vous les donna , mais pour les rendre heureux.

(Ils s'en vont.)

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