‹ uvres de M. J. ChénierChapitre 42 sur 141 · Voyez les notes sur cette satire, page i · texte numérisé non relu

Voyez les notes sur cette satire, page i

Le lendemain verra Pancrace directeur;

Lacretelle l'a dit: s'il paraît un peu bête,

C'est qu'il parle avec poids et du ton d'un prophète.

O mon fils, mon élève... ou mon maître en jargon.

Profond comme un jeune homme, et chaud connue un barbon ,

Caressant tous les jours ta morgue didactique,

Si j'ai fait à plaisir un Cotin politique,

Deviens plus grand que moi pour me récompenser!

Vainement les sifflets osent nous menacer;

Affirmons et crions: les badauds sont crédules;

Sous un large manteau cachons nos ridicules;

Gardons-nous de jaser de Gille et de Pierrot :

Ces noms nous resteraient; on nous prendrait au mot.

Si chacun rit de nous, jurons de n'en pas rire.

De nous vanter l'un l'autre, et même de nous lire:

Pour l'amour de la gloire il faut faire un effort,

ADRIEiy, touché jusqu'au larmes.

J'y consens, cher docteur;... mais lire est un peu fort.

NOTES

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