LA RETRAITE. 2U
De la vérité seule épris, Cherche en des livres favoris Le plaisir, et non plus l'étude!
Dans la jeunesse, où Tavenir Nous découvre une mer immense.
L'homme entend la voix du zéphir, Et s'embarque avec l'espérance; Mais bientôt l'imprudent nocher Est froissé par un long orage; Contre les pointes d'un rocher Son vaisseau heurte et fait naufrage, Lui-même il se sauve à la nage; Il vient sécher sesvêtemens; Les dieux reçoivent ses sermens De ne plus quitter le rivage.
Vainement le zéphir trompeur Lui renouvelle ses caresses :
Il fuit la mer et ses promesses; Les fleuves même lui font peur.
Il n'ira pas au sein des villes, Portant des yeux désenchantés , Abjurer ses plaisirs tranquilles Pour de bruyantes voluptés; Moins passionné, plus sensible, II ne veut que l'ombre et le frais.
Que le silence des forêts.
Que le bruit d'un ruisseau paisible.
Là, quand de ses derniers rayons