‹ uvres de M. J. ChénierChapitre 73 sur 141 · DU DUC DE BRUNSWICK · texte numérisé non relu

DU DUC DE BRUNSWICK

Et tous ces cliantres qu'il inspire Ne seront jamais nos rivaux.

Amans des filles de Mémoire, Un trésor d'immortelle gloire :

Voilà le prix de nos travaux.

Ce héros de la bienfaisance, Qui dut vivre autant que Nestor, Il périt presque dès l'enfance , Ainsi que le vainqueur d'Hector.

Demi-dieu ! reçois mes hommages.

J'irai chanter sur ce rivage Que ton trépas va consacrer ; J'irai. De nouveaux Alexandres Envîront un jour à tes cendres Les vers que tu dois m'inspirer.

Là , mes amis , loin des profanes , Courons lui dresser des autels; Courons , suivez-moi ; que ses mânes Entendent nos chants immortels.

Que tous méritent la victoire; Que ces chants fassent notre gloire.

Et l'étonnement du Germain :

Ramenons ce siècle où la France, Par les arts et par l'éloquence, Régnait du Tage au Pont-Euxin !

'^(jG MORT DU DUC DE BRUNSWICK.

Tel en ses brûlantes ivresses, Aux bords de l'Ismène, à grands cris, Pindare, plein des neuf déesses.

Subjuguait les peuples surpris.

Aux accens de sa muse altière, Enfans, vieillards, et Thèbe entière, Et l'onde, et les remparts émus.

Partageant son noble délire.

Se croyaient au tems oii la lyre Relevait les murs de Cadmus.

VARIANTES

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