ODE SUR LA MORT
La tienne, 6 prince, est immortelle; Ton nom ne vieillira jamais.
Honneur à ce divin modèle !
Qu'il soit chanté par des Français.
Loin de nous l'or et l'imposture ^ !
Voici la palme : une voix pure Y peut seule atteindre aujourd'hui :
Sa louange est auguste et fîère; Mais les accens du mercenaire Sont bas et rampans comme lui.
O lyre , ne sois plus muette :
Viens saisir le prix qui t'est dû.
Quel prix vaut aux yeux d'un poète L'honneur de chanter la vertu ?
De l'or nous dédaignons l'empire;
I. La fin de cette strophe avuil été retranchée à la censure dans l'édition de 1787 ; Chéniei , pour remplir cette lacune, composa depuis les vers suivans :
Frappons de remords légitimes Tous ces 2>rinces pusillanimes, Et par la mollesse vaincus, I)out la race impie et stérile Semble mêler un sang servile Au sang d'Hector et de Francus.
forez l'édition de Maradan, iii-8".