‹ uvres de M. J. ChénierChapitre 72 sur 141 · ODE SUR LA MORT · texte numérisé non relu

ODE SUR LA MORT

La tienne, 6 prince, est immortelle; Ton nom ne vieillira jamais.

Honneur à ce divin modèle !

Qu'il soit chanté par des Français.

Loin de nous l'or et l'imposture ^ !

Voici la palme : une voix pure Y peut seule atteindre aujourd'hui :

Sa louange est auguste et fîère; Mais les accens du mercenaire Sont bas et rampans comme lui.

O lyre , ne sois plus muette :

Viens saisir le prix qui t'est dû.

Quel prix vaut aux yeux d'un poète L'honneur de chanter la vertu ?

De l'or nous dédaignons l'empire;

I. La fin de cette strophe avuil été retranchée à la censure dans l'édition de 1787 ; Chéniei , pour remplir cette lacune, composa depuis les vers suivans :

Frappons de remords légitimes Tous ces 2>rinces pusillanimes, Et par la mollesse vaincus, I)out la race impie et stérile Semble mêler un sang servile Au sang d'Hector et de Francus.

forez l'édition de Maradan, iii-8".

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