‹ uvres de M. J. ChénierChapitre 75 sur 141 · DE SAINT-MAUR · texte numérisé non relu

DE SAINT-MAUR

i^alut! nymphes de la prairie; Et vous, de ces forêts aimables déités;

Toi, naïade aux flots argentés, Salut! Je viens encore, 6 naïade chérie,

Plein d'une douce rêverie.

Demander le repos à tes bords enchantés.

Soumis à des alarmes vaines, Tu m'entendais jadis soupirer mon ennui :

Tu me revois libre aujourd'hui.

L'amour est un tyran : j'ai dû briser ses chaînes ;

Et je viens oublier mes peines Au sein de l'amitié, moins trompeuse que lui.

Le chasseur dort, l'aube naissante N'a point encor semé ses roses dans les cieux; Mais le signal harmonieux ,

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