‹ uvres de M. J. ChénierChapitre 76 sur 141 · LA SOLITUDE DE SAIINT-MAUR · texte numérisé non relu

LA SOLITUDE DE SAIINT-MAUR

Le fleuve et la colline au loin retentissante,

Et le cerf, et la meute absente.

Poursuivent dans la nuit son oreille et ses yeux.

Tel , quand la saison des tempêtes Du matin plus tardif eut rapproché le soir,

Mon cœur brûlait de te revoir.

Loin des enfans du Nord qui grondaient sur nos télés,

Je volais aux rustiques fêtes; Et Zéphyre et les fleurs égayaient mon espoir.

Je veux vivre au-delà des âges:

Inspirez-moi des chants qui ne meurent jamais.

Onde paisible , noirs cyprès !

Et que puissent toujours le glaive et les orages

Respecter ce bois, ces rivages, Et tous les dieux pasteurs y verser leurs bienfaits !

ODE

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