CHAPITRE DERNIER
1. Dos sorciers par imagination, otdcs loups-p^arous. — II. Conclusion dos deux premiers livres.
I. Le plus étrange elfet de la force de rimagination est la crainte déréglée de rapparition des esprits, des sortilèges; des caractères, des charmes, des lycanthropes ou loups-garous, et généralement de tout ce qu'on s'imagine dépendre de la puissance du démon.
Il n'y a rien de plus terrible ni qui effraie davantage l'esprit, ou qui produise dans le cerveau des vestiges plus profonds, que l'idée d'une puissance invisible qui ne pense qu'à nous nuire, et à laquelle on ne peut résister. Tous les discours qui réveillent cette idée sont toujours écoutés avec crainte et curiosité. Les hommes, s'attachant à tout ce qui est extraordinaire, se font un plaisir bizarre de raconter ces histoires surprenantes et prodigieuses de la puissance et de la malice dessorciers, à épouvanter les autres et à s'épouvanter eux-mêmes.