‹ Œuvres de Malebranche (volume 2)Chapitre 356 sur 415 · IV · texte numérisé non relu

IV

ferme un rapport est relatif et non pas simple. Hais si l'ondéQnit le mouvement simple, comme on le devrait, celui qui tend toujours vers le même endroit, Je mouvement circulaire serait infiniment composé, puisque toutes les tangentes de la ligne circulaire tendent en différents endroits. On peut définir le cercle par rapport au centre; mais juger de la simplicité du mouvement circulaire par rapport à un point à l'égard duquel il n'y a point de mouvement, ce serait s'y prendre fort mal.

Il dit, en troisième lieu, que tous les mouvements simples sont de trois sortes : l'un du centre, l'autre vers le centre, le troisième autour du centre. Mais il est faux que le dernier soit simple, comme Ton a déjà dit. Il est encore faux qu'il n'y ait de mouvements simples que ceux qui vont de bas en haut et de haut en bas; car tous les mouvements en ligne droite sont simples, soit qu'ils s'approchent ou s'éloignent du centre, soit qu'ils s'approchent ou s'éloignent des pôles ou de quelque autre point. Tout corps, dit-il, est composé de trois dimensions : donc le mouvement de tous les corps doit avoir trois mouvements simples. Quel rapport de l'un à l'autre des mouvements simples avec des dimensions ! De plus tout corps a trois dimensions, et nul corps n'a de mouvement composé de ces trois mouvements simples.

En quatrième lieu, il suppose que les corps sont ou simples ou composés : et il dit que les corps sont ceux qui ont en eux-mêmes quelque force qui les remue, comme le feu, la terre, etc., et que les composés reçoivent leur mouvement de ceux qui les composent^ Mais, en ce sens, il n'y a point de corps simples, car il n'y en a point qui aient en eux-mêmes quelque principe de leur mouvement; il n'y a point aussi de corps composés, puisque les composés supposent les simples

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