CHAPITRE Vlll
Application des au|res règle? à des questions particulières.
Il y a des questions de deux sortes, de simples et de composées. La résolution des premières ne dépend que de la seule attention de l'esprit aux idées claires des termes ({ui les expriment. Les autres ne se peuvent résoudre que par comparaison à une troisième ou à plusieurs autres idées; on ne peut découvrir les rapports inconnus qui sont exprimés par les termes de la question, en comparant immédiatement les idées de ces termes, car elles ne peuvent se joindre ou secom* parer. Il faut donc une ou plusieurs idées moyennes aflq de faire les comparaisons nécessaires pour découvrir ces rapports, et observer exactement que ces idées moyennes soient claires et distinctes, à proportion que Ton tâche de découvrir des rapports plus exacts et en plus grand nombre.
Cette règle n'est qu'une suite de la première, et elle est d'une égale importance. Car s'il est nécessaire, pour connaître exactement les rapports des choses que Ton compare, d'en avoir des idées claires et distinctes; il est nécessaire, par la môme raison, de bien connaître les idées moyennes par lesquelles on prétend faire ces comparaisons, puisqu'il faut connaître distinctement le rapport de la mesure avec chacune des choses que