CHAPITRE PREMIER
1. De l'imagination des femmes. — II. De celle des hommes. III. De celle des vieillards.
Nous avons donné quelque idée des causes physiques du dérèglement de l'imagination des hommes dans l'autre partie ; nous tâcherons dans celle-ci de faire quelque application de ces causes aux erreurs les plus générales ^ue l'on peut appeler morales .
On a pu voir par les choses qu'on a dites dans le chapitre précédent que la délicatesse des fibres du cerveau «stune des principales causes qui nous empêchent de pouvoir apporter assez d'application peur découvrir les Térités un peu cachées.
I. Cette délicatesse des fibres se rencontre ordinairement dans les femmes, et c'est ce qui leur donne cette grande intelligence pour tout ce qui frappe les sens. €'est aux femmes à décider des modes, à juger de la langue, à discerner le bon air et les belles manières. Elles ont plus de science, d'habileté et de finesse que les hommes sur ces choses. Tout ce qui dépend du goftt est de leur ressort, mais pour l'ordinaire elles sont incapables de pénétrer les vérités un peu difficiles à découvrir. Tout ce qui estabstrait leur est incompréhensi-