‹ Œuvres de Malherbe (volume 2)Chapitre 153 sur 359 · I. a Ce qui nous reste à acquérir, v [Édition de · texte numérisé non relu

I. a Ce qui nous reste à acquérir, v [Édition de

ÉPtTRE IL ^6§

lez -vous savoir quelle est la mesure des richesses? La première est d'avoir ce qui nous est nécessaire; et la seconde, d'avoir ce qui nous suffit.

ÉPÎTRE m.

AiGUMEHT. -— I. n faut penser longtemps à faire un ami; mais après l'avoir fait, il ne lui faut tenir rien de caché. — II. On n'est pas moins blftmable de ne se fier à personne , que de se fier à tout le monde. — m. Le sage doit chercher le repos dans un honnête trayail.

Vous avez mis les lettres que vous m'écrivez entre les mains d'un que vous me mandez être votre ami ; puis tout aussitôt vous m'avertissez que je ne lui conmiunique pas entièrement tout ce qui vous touche, et me dites que vousmême n'avez pas de coutume de le faire ; si bien qu'en une miéme heure vous l'avouez et désavouez pour ami. Biais à Éion avis, vous Tavez appelé votre ami d'un nom général, comme nous baillons le titre de monsieur à ceux que nous rencontrons par la rue, quand il ne nous souvient pas assez tôt conmie ils s'appellent. Or oublions cela; mais je vous apprends que si vous estimez quelqu'un votre ami, de qui vous ne vous fiez autant que de vous-même, vous vous abusez entièrement, et ne savez pas ce que peut une parfaite amitié.

I. Délibérez de toutes choses avec votre ami ; mais délibérez de lui-même premièrement. Après l'amitié conti*actée, il faut de la confidence^; devant que de la contracter, il faut du jugement; et ceux font les choses au rebours,

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