‹ Œuvres de Malherbe (volume 2)Chapitre 48 sur 359 · LIVRE m. CHAPITRE XXXYIII · texte numérisé non relu

LIVRE m. CHAPITRE XXXYIII

ai cédé ; je me suis humIUé à leurs volontés, raisonnables ou déraisonnables, et s'il y a eu quelque contestation entre nous, ce n'a été sinon que j'ai fait tout ce qu'il m'a été possible pour faire qu'ils reçussent plus de bien de moi, qu'ils ne m'en avoient donné. » Entrez, je vous prie, en ce combat, et pour avoir été battus une fois, ne laissez point d'y retourner. Heureux ceux qui vaincront! heureux ceux qui seront vaincus! Quelle gloire plus grande peut avoir un jeune honmie, que s'il se peut dire à Mn-méme (car à un autre il n'est pas permis): « J'ai vaincu mon père de bienfaits? » Et quelle plus juste occasion de contentement peut arriver à un père, que de pouvoir publier partout où il se trouve qu'il a plus d'obligation à ion fils, que son fils ne lui en a ? Qu'est-ce autre chose que de céder à soi-même ? qui est le comble de toute la ielicité qu'on sauroit désirer.

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