‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 137 sur 298 · A CA LISTE · texte numérisé non relu

A CA LISTE

A la fin cette belle main, celte main incomparable, cette main à qui mon imagination ne peut donner de qualités qui satisfassent ni à son mérite ni à la passion que j'ai de l'adorer; cette main plutôt perfection que parfaite, plutôt miracle que miraculeuse, a daigné prendre la peine non-seulement de m'écrire, mais de m' écrire que ma très-humble servitude lui est agréable1. C'est à ce coup , Madame , que par le glorieux effet de votre bonté je me puis à bon escient réconcilier avec la fortune, et que si jusques à cette heure j'ai murmuré contre elle, j'ai de quoi lui pardonner avec les injures passées toutes celles qu'elle me sauroit faire à l'avenir. Je ne doute

Page 1