‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 218 sur 298 · I. Je oublié. (Copie B de l'Arsenal · texte numérisé non relu

I. Je oublié. (Copie B de l'Arsenal

a. Ce sonnet a été fait pour une scarpoulette sur qui sa maltresse se plaisoit d'aller. (Ibidem.) — Il paraît que Malherbe ignorait cette circonstance lorsqu'il a écrit sa troisième note sur le sonnet xxvi.

LES AMOURS D'HIPPOLYTE. 3o5

françois. Sa beauté m* a pu forcer , espoineonné de t amoureuse rage: cette élégance m'est barbare.

Ores qu'en l'air elle s'ose hausser.

Tu la prendrais, arrêtant son voyage.

Je ne sais où elle pouvoit aller ; car de se mettre en un bateau, ce n'est pas se hausser en l'air; aussi n'est monter en carrosse.

Jà n'est besoin que tous montiez aux cieux. Jà est un mot vieil et qui ne s'use qu'entre les paysans.

ifard et me Ta glaçant.

M*ard en est de même.

Amour, etc

Ores bas, ores haut, jouet de la tempête, Il Ta comme il lui plait ma navire élançant. Qui est-ce qui est jouet de la tempête ?

Je pense être échappé, quand je suis périssant. Je suis périssant, pour je péris.

SONNET XX Vin.

Mais moi qui tous adore, et qui seuls tous réclame.

Beaux yeux «

Mal construit.

Puis quand verrez mon âme....

Faute du pronom.

Malheur qui m'offense.

Un malheur qui m'offense, néant.

Si froide est la gelée, et le feu dévorant. Il falloit dire c/taud, et non dévorant.

Or la cause d'Amour n'est que peine et martyre* Superflu.

Si donc cent mille ennuis en nos cœurs il retire,

S'en faut-il étonner?

Belle imagination : c si la cause d'amour n'est que martyre, se faut-il étonner s'il retire mille ennuis en notre cœur? »

chanson in.

Ce m'est plaisir de mourir en langueur. Il deroit dire : mourir, simplement.

Vos yeux cruels et doux

Malherbe, rr so

3o6 COMMENTAIRE SUR DES PORTES.

Par trop d'amour m'ôtent la connoissance. Il semble que par trop d'amour se rapporte aux yeux de sa maîtresse.

Car me hayant

Haïssant*.

CHANSON IV

L'Afrique de chaudes areines....

Que pour tous j'endure de peines.

Arènes, et pour ce mal rimé arec peines.

Le mal que votre œil nous apporte.

H devoit dire : m* apporte , comme il Tient de dire : f endure , et comme après il dit : mes amoureux ennuis.

Ce jour me fut bien malheureux, Que je Tis tos yeux rigoureux, Quand les miens, etc.

Cest mal parlé : ce jour me fut malheureux, que je vis vos yeux rigoureuXf quand les miens , etc.

Quand les miens, nouveaux tributaires, Rendirent mes sens et mon cœur Aux chaînes de votre rigueur Depuis liés comme forçaires.

Aux chaînes est mal placé, car il semble se rapporter à rendirent, et il se rapporte à liés.

Ainsi lftmort, qui tout détruit, Chasse après celui qui la fuit.

Chasser après un fièvre est mal dit. On dit chasser ou courir un lièvre.

Le jour que je fus asservi.

D devoit dire : je vous fus asservi.

Mais (ô chétif ! ) je ne vis pas

Mon mal peint en votre visage.

Foible.

Je ne pus voir les passions

Sortants {sic) des rais de votre vue.

Galimatias.

Eu égard à votre mérite.

Langage de palais.

A peur que trop tôt je finisse.

Et (jf Amour) fait comme un bourreau cruel

Qui donne a boire au criminel,

Pour le réserver au supplice.

Ainsi pour plus me tourmenter, etc.

Mal rimé. — Un bourreau ne donne point à boire au criminel pour

x. De plut, dam la copie B de l'Arsenal, haycz est corrigé en haïssez.

LES AMOURS D'HIPPOLYTE. 3o7

le réserver au supplice. S'il en demande au supplice, on en y allant, on lui en baille. — V Amour fait comme le bourreau, etc. Il ne falloit point dire : ainsi; mais simplement réciter ce que l'Amour faisoit de semblable à ce que fait le bourreau. S'il eut dit : comme le fourreau, etc., il pouvoit dire : ainsi l'Amour, etc.

Mon cœur qui souloit paravant Voler léger comme le vent Au gré de mille damoiselles.

Ce mot n'est pas bien ici.

Je suis contraint de murmurer, Invoquant la mort inhumaine, etc.

D devoit dire : je suis contraint d'invoquer, vu ce qui suit.

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