STANCES DU MARIAGE
De tout ce que les cieux ardemment courroucés Peuvent darder sur nous de tonnerre et d'orage. Je ne trouve pas grand goût à darder un orage. Darder la foudre, bon; et pour le tonnerre, passe, pource que l'usage a fait recevoir cet abus, que l'on prend tonnerre pour foudre , et dit-on le tonnerre est tombé, combien qu'à parler proprement le tonnerre est seulement le bruit.
D'angoisseuses langueurs, de meurtre ensanglanté. Drôlerie : tout ce que les cieux peuvent darder sur nous de meurtre ensanglanté.
Dure et sauvage loi, etc.
Toute cette stance n'est qu'un vocatif, et ne veut rien dire. Cela s'appelle appeler un homme, et puis ne lui dire mot. S'il le rapporte au vers précédent, il ne vaut pas mieux.
On dit que Jupiter
N'eut le cœur assouvi de tant de cruauté, Mais voulut pour montrer qu'il étoit dépité, etc. Peu, car il a voit déjà montré qu'il étoit dépité; il falloit dire quelque chose de plus.
Et portant en la main une boite féconde Des semences du mal, les procès, le discord , etc. Suspendu.
Bref, pour douaire elle avoit tout le malheur du monde. Douaire est de trois syllabes.
Vénus dessus son front mille beautés sema, etc. Ceci devoit être après le segond yers de la précédente stanoe.
Mais qui sous beau semblant, traître nous Ta liant. Rime au milieu du Ter».
De cordage et de fore son corps est revêtu ;
Le Soin est à côté
Être revêtu de cordage et de fers n'est pas bien parlé ; on se peut bien vêtir de fer, mais non pas de fers, — Il deToit dire : à son côté.
Le Deuil et les Courroux après le vont suivant. Après est superflu. S'il a voit dit : après suivent le Courroux et le Deuil, bon ; mais Us Courroux après le suivent ne Tant rien, et encore moins le vont suivant.
Hélas ! grand Jupiter, si l'homme avoit erréy Tu le derois punir d'un mal plus modéré. Mal parlé et mal rimé.
Que le faire languir
Nota.
On parle des Enfers où les maux sont punis,
Un cruel magazîn.
D'un.
Mais je ne puis penser que ce soit rien au prix. Au prix de quoi ?
Languir toute sa tic en obscure prison. Prison est rimé en la deuxième stance.
Craindre tout, l'épier, se gêner de courroux. Sottise.
En ce qu'il entreprend elle est toujours contraire. Il devoit dire : elle lui est toujours contraire ; ou bien, au lien d'en ce qu'il entreprend, il devoit dire : à ce qu'il entreprend.
La charge des enfants, la peine et P infortune. Vent.
Le soin rend vos esprits chagrins et soucieux* J'eusse dit : vous rend F esprit chagrin, etc.
Si tous l'épousez belle, etc
Si tous la prenez laide, etc
Il aToit déjà fait ce dilemme en la stance xr*.
Celui n'aToit jamais les noces éprouvé, etc. Éprouvées.
ADIEU A LA POLONGNE.
Cette pièce est très-bonne.
Adieu, Polongne; adieu, plaines désertes. Poulongne.
Mille animaux péle-méle entassés, Filles, garçons, veaux et bœufs y tout ensemble. J'eusse dit : bœufs et vaches ensemble,
Sarmates fiers, je n'en voulois rien croire, Ni ne pensois que tous puisiez tant boire. Triste rime. *
Vos bras charnus, ni vos traits redoutables. Lourds Polonnois, qui tous font indomptables. Il falloit un autre épithète ; car les choses redoutables sont propres à rendre un homme indomptable, — Poulonnois,
Que quelque jour à l'empire il parvienne. S'il parvient à l'empire, qu'irez-vous faire en Poulongne (sic) ?
Et que jamais ici je ne revienne, Bien que mon cœur soit brûlant de le voir. Ce dernier vers gâte tout. Comme le verriez- vous, en retournant en Poulogne (sic), s'il étoit empereur de quelque autre province?
A MA DAMOISELLB DE CHASTBÀUNEUF.
Où tu vas reposer, las d'outrager les Dieux. On ne dit point : je vois reposer, mais : je me vois reposer; et n'y a point de réplique.
Mais pource que sans crainte il t'avoit résisté. Ti, ta.
SUR SON POUETBAIT. — A J. de Cour, peintre du Roi.
Le ciel, peintre savant, l'a pourtraitte si belle, Note.
Laisse au grand dieu d'amour ce labeur téméraire, Qui d'un trait pour pinceau la saura mieux pourtraire Non dessus de la toile, ains dans le cœur des Dieux. Froid.