‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 263 sur 298 · Malherbe a en outre efface 1'* de rendus · texte numérisé non relu

Malherbe a en outre efface 1'* de rendus

Comment donc malheureux endurci-}* {sic) en phant, etc. Nota. — En pipant : que veut-il dire? Comme puis-je demeurer en pie? étoit ce qu'il devoit dire.

Misérable grandeur, source de tons malheurs, La butte des soucis, du soin et des douleurs. Des soucis et du soin, riez.

Hélas ! pourquoi si fort e' allons-nous adorant? Nota.

Le chemin qu'il tenoit ne sauroit plus choisir.

Quand on tient un chemin on ne le choisit pas; on le choisit devant que de s'y mettre.

Et ce qui lui plaisoit lui cause déplaisir. Cheville.

Dont je suis consommé.

Consumé,

COMPLAINTE rv1. ^ Pour lui-même étant en Polongne. 1674.

Sans m'ahVeer d'un seul de ces ennuis Dont loin de tous ma rie est si contrainte. Ma pie est contrainte d ennuis, sottise.

Que mon destin, las ! trop soudainement, etc. Cherille.

Comme la rose à l'épine est prochaine.

// est prochain à un tel n'est guère à mon goût.

Comme l'espoir de la peur est suivi.

Mal. . .

L'humain repos est voisin de la peine.

Niaiserie.

Le deuil qui me commande

De jugement trop fort me va privant.

Fort est cheville.

Le souvenir de cent pointes m'entame.

Drôlerie.

Pour mon repos veuillez un peu cesser.

Qu'est-ce à dire que prier sa mémoire de cesser?

De cent plaisirs ma vie entretenant.

Note.

O douces nuits! ô gracieuses veilles!... O chauds regards ! 6 beautés nompareUles! Sottise, pour rimer à peiUes.

1. Tel encore Malherbe a écrit en marge; « Pour la prineeMe de ConJe . de dérea. •

Si pour jamais une terre inconnue

Me doit cacher ses trésor» précieux, etc. Si une terre me cache ses trésors : il semble que ses se rapporte à terre , et de fait, il y a nue heure qu'il n'a parlé de sa maîtresse. Je crois qu'il faut ces, démonstratif.

Quiconque soisf mets fin à ta poursuite. Tu oublié; il pouvoit dire : qui que tu sois*.

Ne permettez d'un autre estre servie.

Très tre.

STANCES rv.

Toute cette pièce est si niaise et si écolière qu'elle ne Tant pas la peine de la censurer.

Pour Yiyement portraire une jeune déesse. Pourtraire.

Angélique beauté, je sacre à la mémoire. Sa, cra, la.

Celui qui délibère et qui ferme s'obstine

De ne loger jamais l'amour en sa poitrine,

Qu'il s'épreuve à vos yeux seulement une fois,

Puis qu'il restive après s'il en a la puissance. Ce mot n'est guère bien ici, et si il ne signifie pas ce qu'il ▼eut qu'il signifie, car restirer*, tout le monde le peut, mais non échapper» ou conserver sa liberté.

Et pourvoit que l'amour ne tous fait soupirer. Guère bon.

En ces temps si troublés

A quel propos?

Tant de roses, d'oeillets et de lis blanchissants. D ne falloit non plus d'épithète à lis, qu'aux roses et aux œillets.

Quand aux cerfs plus légers elle donne la fuite. Superflu.

i. La copie B omet plusieurs des critiques précédentes, et ajoute les deux suivantes, qui ne sont point dans l'original, où les mots grajuP&eauté sont simplement soulignés :

S'il est ainsi que votre grand btau té. Transposition.

Ne permettes d'un autre être servie.

Être servie d'un autre,

a. Restiver, de restif, rétif , signifiait proprement : « s'arrêter , refuser d'avancer, » et par extension : « résister. » Nicot le traduit an latin par ratai* tare, intersislere.

Ayant l'arc dans le poing

On ne dit pas : ilavoit Parc dans le poing, mais: ou poing; ni : dans la main, mais : en la main. D ponvoit donc dire : ayant tare en la main.

Et leurs perfections font lustre à sa beauté* Nota.

Quand j'admire étonné tant de grâces parfaites Dont tous rendez si bien nos franchises sujettes. Niais*.

PLAINTE II. Pour une dame2.

Ma foi me rend trop ferme aux assauts du malheur, Et ne me veut souffrir d'alléger ma douleur, . Encor que justement je le pusse bien faire, Puisqu'à mon plus grand heur elle est toute contraire.

Que veut-il dire : ma foi ne me veut permettre d'alléger ma douleur, encore que Justement je le pourrois faire, puis qu'elle est contraire à mon plus grand heur? Que dit-il de nouveau quand il dit que la douleur est contraire à son plus grand heur? De le rapporter à la foi, il ne te peut.

Amour d'autre côté, sans égard à ma foi. On ne dit point : sans égard à cela, mais : sans avoir égard à cela.

Que la mort que j'attends m'ouvrira quelque jour Les prisons de la Foi, de Fortune et d'Amour. Vent.

Ma foi c'est un rocher qui jamais ne chancelle.

COMPLAINTE IV

Je me sens si pressé d'angoisseuse douleur. Sottise.

Qu'il faut qu'en soupirant mille plaints je commence. Mal.

Et les torrents de pleurs que débordent mes yeux. Je n'ai jamais vu cette construction : mes yeux débordent des pleurs ; je dirois : débordent, simplement.

Le ciel, F air et la terre, La chaleur et le froid, la lumière et la nuit A Fenvi me font guerre.

Chevilles. On peut dire : le ciel et la terre sont bandés contre moi,

i . Et d'amour les dédains et Us yeux gracieuse. Transposition dure. (Copie B.)

a. An mot dame, Malherbe a ajouté les mots : mal mariée. Ils ne sont pa» dans la copie B.

m COMMENTAIRE SUR DES PORTES.

et cela veut dire que Dieu et les hommes sont contre tous ; mais de mettre l'air de la partie, la lumière, la nuit, il faut que cela se dise en quelque sujet particulier, et non universellement comme ici.

Mais j'ai beau raconter ce qui me fait douloir

A cette inexorable :

Car, hélas! je ne puis, je ne puis l'émouvoir, etc. Ce car est superflu ; on ne dit pas : j'ai beau le prier ', car je m'apanée rien; mais : foi beau le prier, je n'avance rien.

Secours en mon dommage.

Sottise.

Pour tourmenter une ame et la rendre troublée. Mal, pour troubler.

Car l'éternelle nuit ne coure point d'horreur,

De tourments et de flamme, De pleurs, de peurs, de morts, de remords, de fureur , Qui ne loge en mon âme.

Quel langage est-ce là : P éternelle nuit ne loge (sic ') point de peurs, de morts, etc., qui ne loge en mon âme? Il faut dire : oui ne logent; et répondre à cela, c'est faire le sot. — Il falloit qu* horreur, flamme et fureur fussent du même nombre que le reste.

Sinon que pour un homme ou tout malheur abonde. Note.

Que me fâchant de moi je fâche tout le monde. De moi est superflu; il devoit dire : je me fâche et fâche tout le monde.

C'est que je ne sa u rois seulement exprimer.

Il ne s'exprime pas bien ; il veut dire qu'il n'ose faire paroître son mal.

Dont je viens à sentir mille charbons ardents, Que larmes et soupirs n'ont puissance d'éteindre. Les soupirs ne peuvent pas éteindre les charbons.

Je ne puis avoir pire.

Note.

M'outre-percant le cœur d'une lame pointue. Mal.

Et d'arrêter le cours de ton deuil larmojrable. Mauvais mot.

CHANSON YI.

Les penser» des hommes ressemblent A l'air, aux vents et aux saisons.

A quel propos aux saisons? Elles sont réglées en leur changement:

i. Dans U copie A, le mot loge a été effacé et corrigé en couve.

et puis les saisons ne changent pas à bien parler, mais elles succèdent l'une à l'autre.

Ces soupirs qu'ils sortent sans peine, etc. J'eusse mis ce couplet (le cinquième) devant le précédent.

Qui se fie en chose si vaine....

Il veut bâtir dessus Yarène.

Faine et arène riment comme un four et un moulin.

Ceux qui peuvent mieux faire accroire.

Cest mal parlé : il sait mieux faire accroire, absolument, sans accusatif; il faut dire : il tait faire accroire ce que bon lui semble, non pas : il sait faire accroire, simplement. — Tous ceux qui ont écrit en vers ont rimé croire et accroire, sur gloire, victoire, et autres semblables, mais on dit croirre et accroirre par deux erres, et prononce-t-on accroirre ou accrerre.

Et rend leur esprit consommé.

Consumé.

Aussitôt éteint qu'allumé.

7Y>, té, teint,

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