POUR UNE MASCARADE DE FAUNES
Trois belles sœurs, immortelles déesses.
Ce mot de belle ne se doit jamais mettre devant sœur, mère, ni fille.
Leurs doux regards font espanir les roses. Espanouir.
Fors seulement le gracieux Zéphyre,
(6o COMMENTAIRE SUR DES PORTES.
Qui de soupirs allège ta chalmr.
J'eusse dit : la ehaleur; car si » se rapporte au temps , il est tro| loin ; li au zéphire, il n'est pas possible qu'il ait des soupir* rafrai «hissants, étant chaud i l'intérieur.
Le* chaud* désirs, la jeunesse agréante, L'espoir craintif, la constance immuable — Oiseaux légers volent à l'entour d'elles, Et doucement éventent de leur* aile* Le* feux cuisant* qu'allument leur* beauté*. Il ne pense nullement i ce qu'il dit : les chaud* detirs èventtm tes feux cuisants qu'allument lu beautés. Puis, la constance immustbU «il un oiseau léger qui de tes ailes évente, etc.
Mou cœur laiii de flammèches nouvelle*.
Saisi de flammèches, mal.
Heureux qui souffre en leur obéissance, Puisque le mal est douce récompense.
U deroit dire : le mal qu'on souffre pour un « digne sujet , et non : le mal, simplement.
POOB MONBBIGmUU, LE DUC d'aHJOU.
11 cacboit au dedans un généreux courage :
Dont il rendit depuis mille preuves certaines, etc. Mal commencé par un relatif.
STANCES 1. — AU Heine pour an ballet de doue de m fillea.
C'est être en liberté que de servir le* Dieux. Liberté est trop peu. Ne l'avoient- elles pas?
Tont espoir leur défaut et toute aide céleiie. Mal; il falloit dire simplement : toute aide.
Courent a leur support.
Support, mal, pour secourt.
Après avoir passé les plus cruel* alarmes. Alarme est féminin.
Ont reçu pour tout bien de* espérances vaines. Il* est oublié.
Et blasphémer ses traits, son pouvoir et sa flamme. Je ne dirais point : blasphémer quelqu'un, mais : contre quelqu'un
Au hazard de sa vie il la peut éprouver (leur adresse)....
Soit pour courre une bague et pour donner carrière, etc. Ayant parlé du hazard de sa vie, il ne devoit point mettre la cou de bague en jeu ; mais que veut-il dire : pour donner carrière ?
Qu'il» espèrent l'honneur d'entreprise si belle. De si belle entreprise ou d'une entreprise si belle,
CABTEL II. — Sur la mort d'Amour.
A la fin peu a peu dans lui {? Amour) se sont glissées
Les infidélités , les légères pensées,
La feinte et le mépris qui l'ont mis au tombeau.
Nous trois fûmes présents à ce piteux office
Nous l'eussions bien voulu racheter de nous-mêmes ;
Mais nos cris furent vains
Cette imagination ne vaut rien.
Tout remède en ce temps ne l'eût pu secourir. Il veut dire qu'il n'y avoit aucun remède qui l'eût pu secourir ; mai» il dit que tout remède ne l'eût pu secourir. On sait bien que tout remède ne guérit pas une maladie.
Aussi pour tant de biens comblants C humaine vie. Rude.
Pour maintenir à tous ce qu avons fait entendre. Que nous avons.
Qu'il s'avance au combat plein du dieu qui le dompte. Impertinence.
POUR LA MASCARADE DBS CHEVALIERS FIDÈLES, AUX NOCES DE MONSIEUR LE DUC DE JOYEUSE.
O foi, granddéité jadis tant révérée Des innocentes moeurs de la saison dorée. J'eusse plutôt [dit] : des esprits innocents ou des peuples innocents.
Aide un si beau dessein , fortune leur prouesse. F or tuner ^ mal, pour rendre heureux, bénir, etc.
l'hydre d'amour. — Pour des chevaliers portant des têtes d'Hydra (sic).
Qu'au serpent merveilleux dont Lerne étoit couverte. Lerne étoit couverte dun serpent; quelque grand qu'il fût , cela ne peut pas être.
Car pour un chef coupé sept autres lui naissoient, Trouvant vie en sa plaie et profit en sa perte. Qui trouvoit vie en sa plaie? ceci est sans construction.
Pour un chef qu'on lui tranche on en voit sept renaître ; Traitements rigoureux, travail , peine et langueur, Au lieu de l'affaiblir, maintiennent sa vigueur. Que veut-il dire ? Les traitements rigoureux veulent-ils afToiblir l'hydre ?
AUTRE MASCARADE. — Pour le roi Henri III. Cette imagination est impertinente : deux cavaliers en ayant pris
six y les baillent à des dames y et les prient de leur faire bon traitement ; ils dévoient parler pour eux-mêmes.
Viennent payer ces vœux, non au dieu de La guerre, Mais à vos yeux vainqueurs, déesses des beautés. Ce vocatif, en la fin du vers, ne vaut guère en la fin de la atance *.