‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 282 sur 298 · SUR LA MORT DE JACQUES DE LEVY, SIEUR QUKLUS · texte numérisé non relu

SUR LA MORT DE JACQUES DE LEVY, SIEUR QUKLUS

Ayant l'àme invincible, aux vertus toute encline1. Tu, touy ten.

L'œil, le geste et le port

Vaccusoient pour un dieu

Phrase latine, qui ne vaut rien en françois.

Phébus sur Hyacinthe épandit moins de pleurs,

Et r ennui de son fils lui sembla plus facile. V ennui de son fils se devoit mieux expliquer; car proprement, P ennui de son fils est l 'ennui que son fils ressent, et non i ennui quelle ressent pour son fils; et puis qu'est-ce a dire : r ennui de son Als lui sembla facile ?

Brisa son arc d'angoisse, estimant de revoir

Le beau corps tout sanglant, etc.

Voici une notable faute ; f estime de revoir ne se peut dire en sorte quelconque. Il faut dire : je pensois ou festimoit revoir , et non : de revoir.

.... Son tombeau, qui de lis blanchissoit. Ce tombeau qui blanchit de lis ne me plaît pas.

L'Honneur, la Courtoisie, et mille autres déesses. Il devoit dire : et caetera.

x. Malherbe ajoute de : « sieur de Quélos. »

a. Comme une œuvre accomplie t admirable et divine.

Chevilles.

L4 MORT DU JEUNE MAUG1AON.

Amour ayant là -haut quelque malice faite. Note.

Courrouça Jupiter

Je n'aime guère courroucer quelquunt mais faire <HÊÊÊÊftcer-

Et des traits acérés d'un plus aigre souci. ' * Qu'est-ce à dire : des traits acérés de souci ?

....Et veut forcer les Dieux à lui crier merci. Ceci est sale, que l'Amour, par la beauté d'un garçon, force les Dieux à lui crier merci. Tout ce qui suit est une sottise, jusques à : Cette fatale sœurf etc. (stance x).

Qu'il n'a pas moins d'attraits, ni de force et de grâce. De force ni de grâce.

Enjoint à Lachésis de lui trancher la vie. // oublié. — Lachésis, mot pédant.

Comme pour son ami courageux il s'expose. Courageux n'est pas là bien placé , car il se peut rapporter à rami.

c Quel nouveau Diomède, altéré de mon sang,

T'a meurtri, cher enfant? disoit Vénus la belle.

O céleste impuissance ! ô cruauté nouvelle,

Qu'un dieu même en ce temps des mortels ne soit franc/ »

Lavant de pleurs son corps, d'où sortoit un étang

De couleur Tyrieniie, à sa tresse est cruelle, etc.

« Ce n'est pas Cupidon, c'est Ma u giron, Déesse, »

Lui dit quelqu'un tout bas

Qu'est-ce quVfre franc des mortels? Pourquoi n'a-t-il dit : de la mort ne soit franc? — Il est ridicule de dire qu'elle eût lavé le corps de Maugiron et qu'elle le prit pour un autre. On dira que par là le poète veut montrer la ressemblance extrême ; mais puisque les autres le reconnoissoient bien, pourquoi Vénus, qui étoit ta mère, ne le reconnoissoit-elle pas? — {A sa tresse est cruelle) Elle est oublié.

Et les derniers enfants sont toujours mieux aimés. Pour parler purement, il devoit dire : sont toujours jas mieux aimes.

SUR CLAUDE DE l'aUBKSPINB, SECRÉTAIRE DES COMMANDEMENTS.

Tuant les rossignols, il laisse les corbeaux ; Épargnant les buissons, il moissonne la rose. J'eusse dit : les cliardons; car il a comparé les rossignols et les corbeaux.

Ce qu'est rherl>e à la terre, à l'herbage les fleurs, L'or aux autres métaux, la blancheur aux couleurs, etc. Voici une sottise incomparable. L'herbe est-elle à la terre ce que

l'or aux autres métaux ? L'or est un métal, qui étant comparé aux autres métaux, emporte le prix sur eux ; mais peut-on dire le semblable de l'herbe et de la terre ? Ceci est si sot, que c'est la sottise même. Et puis ce quest Vherbe à la terre, et r herbage aux fleurs : si quelqu'un me démêle ceci, er'it mihi magnus A polio1.

wp>

Page 1