Recouvert, recouvré. Voyez tome II, p. 176 et 5ao
5. Ceci est une fable. Les armoiries mises dans l'abbaye de Saint- Etienne de Caen ne remontaient pas au delà du quatorzième siècle.
temps vu lesdites armes en ladite salle, et qu'ils les avoient aussi vu rafraîchir, pour ôter le soupçon que Ton pourroit avoir, que ce fût chose faite à poste*. Je ne sais pas comme ma sœur de Malherbe porte patiemment que son aîné se soit fait jésuite7; mais pour moi j'estime si peu le monde, que je n'estime pas en quel habit nous fassions le peu de chemin que nous avons à y faire. Je voudrois qu'il y en eût encore un religieux et deux chevaliers de Malte , afin qu'il n'en demeurât qu'un qui fût un peu à son aise. J'attends toujours le retour de M. de Vignacourt1, pour le prier de faire avec Monsieur le grand maître, son frère, qu'il donne à un de mes neveux une place de page chez lui, pource que par ce moyen il pourra être reçu chevalier dès à cette heure , là où sans cela il ne le pourroit être qu'à seize ans.
Pour nouvelles, il n'y a ici rien sur le tapis que l'affaire de BéarnV M. de Montpouillan10, fils de M. de la Force, gouverneur de ce pays-là, a eu commandement de se retirer de la cour : ce qu'il a fait avec beaucoup de larmes; mais le Roi veut être obéi de tous ses sujets. Aussi est-il bien raisonnable, et crois que ceux qui feront les fous s'en trouveront mal. Dieu nous garde la paix, comme je crois qu'il fera !
A Paris, ce 2e d'août 1618.