‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 39 sur 298 · a monsieur du bouillon malherbe · texte numérisé non relu

a monsieur du bouillon malherbe

Monsieur mon cousin,

Nous avons eu bien de la peine à avoir une chose qui ne vaut guère. Le rôle de M. de Gagny n'est pas ce que Ton cherche. Il faut des choses dont récriture soit si vieille que Ton ait de la peine à la lire. Et au reste, il est tout plein de gloses et de ratures, qui y ont été mises suivant l'intérêt de ceux à qui le livre a passé par les mains. La nouveauté ne s'en peut nier, pour la mention qu'il y fait de la reine Elisabeth, qui vivoit encore il n'y a que dix-huit ou vingt ans. Je le vous renvoie donc; aussi bien, comme je pense vous avoir écrit, M. Gamden en a envoyé deux depuis un mois, desquels l'un est imprimé en Angleterre, et l'autre est une copie très-ancienne. Celui qui fait cette recherche est un Tourangeau qui a appointement du Roi pour y travailler1. Tout son labeur1 n'est que de recueillir de vieux documents et les faire imprimer; car du sien il n'y met rien du tout. Vous n'y verrez rien du nôtre en particulier, que le nom de notre maison parmi les anciennes de France. Ce M. de Vallès4, dont vous partait M. de Cagny en sa lettre, présenta, il y a environ un mois, une requête au conseil, pour faire quelque recherche des faux nobles. M. de Valetot Bailleul, maître des requêtes, lui fut baillé* pour commissaire. Il me dit

Lettre 10. — i. Cette lettre a été imprimée pour la première fois dans l'édition de i63o, livre H, lettre 37, p. 634- M. Aimé Dubois en possède l'original autographe, qu'il nous a permis très-obligeamment de collationner et qui nous a fourni diverses modifications et de notables additions.

a. André du Chesne. Voyez ci-dessus, p. 4*> note a.

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