Receveur général à Caen. Voyez tome III, p
5. Malherbe avait d'abord écrit ces mots, qu'il a ensuite effacés : • fut rapporteur de. » Lui a été ajouté dans l'interligne.
que si je le voulois aller voir, il me montrerait les papiers qu'il avoit produits , où nous et nos armes étions au rang des plus anciens. Mais je ne m'en suis point mis en peine, pource que ce n'est point chose qui soit remise en doute*. Ceux qui s'imaginent que je prenne la peine de travailler au recueil qui se fait ne me connoissent guère bien. Premièrement, j'aime fort à ne rien faire; secondement , je n'ai que faire de me travailler pour une noblesse reconnue partout comme la nôtre ; et tiercement , c'est une affaire où l'auteur ne peut gratifier personne, quand il le voudroit faire, pource qu'il ne fait que transcrire les rôles qu'il recouvre. Tout ce qu'il y peut mettre du sien, c'est de juger de l'antiquité des écritures , encore qu'il s'y trouve des marques qui la font assez paroi tre. Au demeurant , Monsieur mon cousin , votre cousin mon fils ne vous avoit pas écrit pour vous obliger à lui répondre , mais seulement pour vous témoigner ce qu'il vous étoit. Ce sont toujours nouvelles preuves de votre courtoisie. Il sera bien heureux , s'il peut assez vivre et assez heureusement, pour avoir une occasion de s'en ressentir. En quelque façon qu'il le puisse faire, ce ne sera jamais ni comme je désire, ni comme vous l'y obligez.
Je' ne veux pas oublier à vous dire que la semaine passée un qui se dit gardian des Cordeliers m'apporta une lettre de vous, qui étoit du dernier jour de juillet, si bien qu'elle a été sept semaines par les chemins. Je ne lui en dis rien, pource que je n'y prins garde qu'après qu'il fut parti ; mais je me suis empêché de lui bailler ma réponse, de peur qu'il n'en fit encore pis qu'il n' avoit fait de votre lettre.
Pour les nouvelles, nous n'en avons point. Le Roi est