Dans l'édition de i63o : « qui soit mise en doute
7. Cet alinéa a été omis dans tontes les éditions antérieures à la nôtre.
allé à Villers-Cotterets, où il sera quelques jours, et de là s'en reviendra à Meaux, et de Meaux à Paris. Il y a ici un chaous a de la part du Grand Seigneur, qui a apporté une lettre de son maître, pour excuse du mauvais traitement fait à l'ambassadeur de France1, il y a quelques jours19. Mais le Roi, qui avoit su sa venue, et qu'il avoit charge de passer en Hollande et en Angleterre, a cru que cette satisfaction, qui sembloit n'être faite qu'en chemin faisant, n'est pas suffisante, et a fait instance qu'il en vînt un exprès. Ce qui a été fait , et déjà il est à Marseille. Voilà, Monsieur mon cousin, comme nous sommes pauvres de nouvelles. Puisque cette stérilité vient du bon état où nous sommes, louons Dieu et le prions qu'il la nous entretienne.
Votre très-humble et très-affectionné serviteur,
Malherbe11.
A Paris, ce 27* de septembre 161 8.
Suscription : A Monsieur, Monsieur du Bouillon, conseiller du Roi et son procureur au bailliage de Caen.
8. c Cftiaous, dit le Dictionnaire de Trévoux, est un mot turc qui signifie envoyé. Vigenère et Méninski écrivent chaou. ■ — D'après le Mercure (année 1618, p. a85 et suivantes), qui donne le texte de la lettre du Sultan au Roi , le chaou dont il est ici question se nommait Vreju.
9. Achille de Harlay, baron de Sanci, ambassadeur à Constantin nople, avait été emprisonné, avec un de ses secrétaires et son drogman, par ordre du grand vizir. Voyez Flassan , Histoire de la diplomatie française (1811), tome II, p. 3a6.