‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 64 sur 298 · Jacques de Saint-Bonnet, frère du maréchal de Toiras · texte numérisé non relu

Jacques de Saint-Bonnet, frère du maréchal de Toiras

mercredi dernier de l'armée, envoyé aux Reines de la part do Roi. Il leur écrit le passage des troupes qui ont été envoyées en l'île1, pour en dénicher les Anglois, sous la charge de M. le maréchal de Schomberg. D y a six mille deux cents hommes de pied , deux cents chevaux, et environ sept ou huit cents volontaires à qui le Roi a baillé lui-même jusques à quatre ou cinq cents piques. Il n'est demeuré personne auprès de lui que M. de Souvray, le commandant son frère*, Saint-Simon et le vieux Saint-Michel1. Tout ce qui étoit près de Monsieur y est allé; Dieu les veuille tous conserver et M. Patris* en particulier, comme mon meilleur et plus certain ami ! Nos gens n'ont mené autre canon que ces douze ou quinze petites pièces venues de Hollande, que la Reine mère donna au Roi, il y a, ce me semble, trois ou quatre ans. On recommence à parler de la venue de l'armée' d'Espagne ; le Roi mande à la Reine qu'elle sera ici au premier jour. M. de Guise, par une lettre du 22* du passé, mande à Madame sa mère que d'heure à autre il attend l'armée espagnole, et que sitôt qu'elle sera venue, il espère qu'il fera quelque chose qui sera crié sur le pont Neuf. On fait prier par toutes les églises pour le succès. Je serai fort trompé s'il n'y a au refrain des Anglois : sed non et venisse volent*. Adieu, Monsieur mon cher cousin : vous ferez part de cette lettre à mon cousin du Bouillon. Quand il sera à Caen, je lui écrirai. Vous le prierez, s'il vous platt, d'effectuer l'avance

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