‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 65 sur 298 · L*armée navale · texte numérisé non relu

L*armée navale

8. a Et ils désireront de ne point être venus. » (Enéide, livre VI, vers 86.)

qu'il vous a promise des cinq cents livres de ma rente ; mais vous le lui direz, s'il vous plaît, comme de votre part. J'apprends cette fois pour toutes à n'espérer jamais secours d'un teston du côté de Normandie. Je suis d'une humeur si aisée à obliger que l'on m'oblige même quand on ne m'oblige point. Celui à qui on prête doit ; celui à qui on refuse ne doit rien : tellement que de quelque façon que le dé tombe, j'y trouve toujours ma chance. Je voudrois bien que Dieu me donnât quelque moyen de le servir, il verrou comme je suis franc, et le peu de cas que je fais de ce que les autres estiment beaucoup. Adieu encore un coup, Monsieur mon très-cher cousin : c'est votre très-humble

et très-obligé serviteur,

Malherbe.

Suscription : A Monsieur, Monsieur de Coulomby, conseiller du Roi en ses conseils d'État et privé.

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